<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994</id><updated>2011-09-11T17:33:25.231+02:00</updated><category term='Voyager'/><category term='Agir ?'/><category term='Bavarder'/><category term='Agir ici ?'/><category term='Apprendre ?'/><title type='text'>Voyagessence</title><subtitle type='html'>« je dis toujours la vérité, pas toute parce qu’on n’y arrive pas. C’est même par cet impossible que la vérité tient au réel » (Jacques Lacan)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>53</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6484081801863399939</id><published>2011-09-11T17:31:00.001+02:00</published><updated>2011-09-11T17:33:25.237+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>11 Septembre</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;Comme tout le monde, je me souviens de ce jour terrible. Ce jour-là, au moment de l’attaque, j’étais à l’IUT de Cachan pour une réunion autour du DUT multi-média et de ce qui deviendrait plus tard Iutenligne : la réunion avait un peu fait flop, puisque nous n’étions que 3, quelqu’un de Grenoble, moi et quelqu’un d’autre que je ne situe plus. Alors que nous terminions nos travaux, Georges Michalesco (Mika pour les intimes), alors Directeur de l’IUT, vient nous voir pour nous dire qu’il s’est passé quelque chose à New-York : une prof d’Anglais, en cours, était branchée sur CNN dont c’était les débuts à l’époque, et avait lancé l’alerte ! Georges essayait en vain de se connecter sur le site de l’AFP ; saturé, il confirmait juste qu’il s’était passé quelque chose. Je me souviens d’avoir noté la chose sur mon cahier : accident, attentat ?&lt;br /&gt;Pour repartir sur Nantes, en RER puis en train, je me souviens d’avoir regardé les gens que je croisais pour y déceler une once d’information : à l’époque, pas d’iphone ! A Montparnasse, l’ambiance m’a semblé même irréellement calme. Arrivé à Nantes, je me suis précipité dans la sierra que nous avions à l’époque, garée dans le parking accès Nord. Il était un peu plus de 19h, et à la radio, la confusion règnait : on parlait d’espace aérien fermé, et de toutes les hypothèses envisageables pour l’heure. A la maison, je trouvai Denis, qui commençait juste sa seconde année de prépa bio : il était scotché devant la TV, comme nous y serions tous bientôt. Avant d’avoir une idée du nombre de victimes (on parlait par moments de plusieurs dizaines de milliers, soit le nombre de personnes travaillant dans les tours), je me souviens de m’être dit : c’est Pearl Harbour, sans me douter que c’était sans doute plus que cela… En fait, ce qui dominait, c’était la sidération, l’incapacité à comprendre et à réagir à ce qui était sous nos yeux.&lt;br /&gt;Je me souviens aussi de Christian, parti ces jours là sur la côte Ouest, en congrès (Seattle je crois), et qui apprit la nouvelle par sa femme, un peu affolée, alors qu’il n’était au courant de rien, à cause du décalage horaire.&lt;br /&gt;10 ans plus tard, le souvenir est toujours aussi vivace, accompagné d’une part d’incompréhension et d’incrédulité aussi&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6484081801863399939?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6484081801863399939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2011/09/11-septembre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6484081801863399939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6484081801863399939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2011/09/11-septembre.html' title='11 Septembre'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-5372248822444350505</id><published>2011-08-08T13:17:00.001+02:00</published><updated>2011-08-08T13:23:53.150+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Le radar et l’état...</title><content type='html'>La polémique sur les avertisseurs de radars et panneaux associés nous révèle le pire de la politique politicienne. &lt;span class="fullpost"&gt; Et, encore une fois, c’est la droite qui s’y colle, à quelques exceptions près (dont François Pinte à Nantes). Le pire s’exprime dans : des automobilistes qui râlent contre l’empêchement des moyens de se protéger de l’amende pour excès de vitesse, surtout au motif que ce serait du racket envers tous ceux qui sont obligés de travailler avec leur voiture, et, partant, s’exposent plus que les autres aux excès de vitesse. Le pire s’exprime par ces députés prenant fait et cause contre le gouvernement au nom de la défense de leurs électeurs. Le pire est dans ce clientélisme des politiciens qui tend à dire que l’état est l’ennemi du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant : qu’est-ce que l’état sinon l’émanation de notre volonté de vivre ensemble ? Bien sûr, nous sommes d’accord pour dire que l’état est trop loin du citoyen. Il n’empêche : l’état est légitimement gouverné à partir du suffrage universel. A ce titre, il a le droit et le devoir d’imposer à l’ensemble ce que la majorité a choisi comme bien commun (au risque de se tromper ! ou bien de s’être fait dépasser par le mandat qu’elle a confié à ses dirigeants). Même si ce bien commun déplait à certaines catégories.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’espèce, le plus surprenant du débat fut l’absolue ignorance du fond du dossier : les limitations de vitesse se sont imposées au fil du temps, notamment pour une exigence de sécurité (elles contribuent  désormais – en plus - à l’exigence économique et écologique)). Donc, radar ou pas, tout citoyen, tout démocrate acteur de ce bien commun là devrait « naturellement » respecter ces limitations. Vouloir se prémunir contre les radars, c’est réclamer le droit de ne pas respecter la règle commune. Drôle de posture qui annonce les risques de l’absolue liberté qui ne mène, au delà de l’anarchie, qu’à la sauvagerie de tous contre tous.&lt;br /&gt;2-6-2011&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-5372248822444350505?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/5372248822444350505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2011/08/le-radar-et-letat.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/5372248822444350505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/5372248822444350505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2011/08/le-radar-et-letat.html' title='Le radar et l’état...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-4576930616176923654</id><published>2011-04-20T23:02:00.001+02:00</published><updated>2011-08-08T13:22:07.961+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>En lisant « Belle du seigneur » (Albert Cohen, 1968)</title><content type='html'>En fin de conte (si !), la rencontre d’un livre a beaucoup à voir avec celle des personnes.&lt;span class="fullpost"&gt;  Il en est qu’on croise et qu’on oublie au plus vite, d’autres avec lesquels on fait un bout de chemin et dont la trace persiste en nous où ils ont brisé un peu de la mer gelée. Restent ceux devant lesquels on baisse la tête, trop timide. On ne s’y affronte pas, on ne se sent pas à la hauteur : trop intelligent, trop abscons, trop loin finalement. J’ai longtemps rangé « Belle du seigneur » dans cette catégorie. La faute d’abord à la taille qui me rebute un peu : je lis lentement désormais et la perspective de passer de longues semaines, voir plusieurs mois avec un même auteur m’embarrasse. La faute aussi à une aura venue de je ne sais où : ce livre m’est arrivé nimbé d’un parfum de mystère, celui qu’ont ces grands livres qui échappent – à tort ou à raison – au commun des lecteurs. Un samedi soir m’a décidé : je roulais entre Le Mans et Nantes et « ça peut pas faire de mal » était consacré à « Belle du seigneur ». J’y ai plongé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle de voyage dans une drôle d’œuvre, à la fois maniérée dans son classicisme et terriblement vraie dans ce qu’elle dit du sentiment humain. Outre l’aisance de l’écriture qui ondule autour des personnages, se collant à leur caractère, comme dans ces monologues de Mariette ou d’Ariane, la finesse d’expression est troublante. L’homme à travers Solal, la femme à travers Ariane sont mis en scène dans un mélange très subtil où cruauté et tendresse  se disputent la partie. Pour ma part, j’ai très rarement lu une telle densité du sentiment amoureux, j’avoue, même si ce n’est pas bien glorieux, que je me reconnais vraiment et que je reconnais les personnes qui traversent ou ont traversé mes vagabondages. Dans ce maelstrom de dons, de cynisme, de tendresse éperdue, de pitié, de calculs, de peurs,  d’aveuglements, de mensonges et d’aveux, je retrouve  tout ce qui – au final – doit être la matière de l’amour. Et c’est rare d’être à ce point dans la continuité entre ce qui est écrit et ce qui se passe au-dedans de nous.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-4576930616176923654?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/4576930616176923654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2011/04/en-lisant-belle-du-seigneur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4576930616176923654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4576930616176923654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2011/04/en-lisant-belle-du-seigneur.html' title='En lisant « Belle du seigneur » (Albert Cohen, 1968)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3646696967077973136</id><published>2010-10-23T20:00:00.006+02:00</published><updated>2010-10-23T20:34:07.020+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Je retraite, tu retraites, il retraite, nous retraitons...</title><content type='html'>&lt;p&gt;Le texte qui suit n’est pas une contribution au débat sur les retraites, mais une réflexion sur sur les mouvements sociaux qui l’entourent.&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons des temps historiques, des moments qui marquent la mémoire collective et les livres d'histoire. Dans 10 ans, dans 20 ans, on se souviendra d'octobre 2010, comment on se souvient aujourd'hui des mouvements de 2005 (CPE) ou 1995, a fortiori de mai 68. Qu'est-ce qui restera au juste dans la mémoire, au-delà des mouvements sociaux : les traces des combats politiques ? les enjeux sociétaux ? les effets économiques ? Sans doute également quelques événements, des images, et encore quelques rêves déçus, rêves de quelque chose qui aurait pu tendre vers une révolte voire une révolution accouchant réellement, pour une fois, d'un monde nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce temps historique, parmi des millions d'autres, je me retrouve travaillé par des sentiments qui encombrent le quotidien, bien plus que les idées et les projets : le cœur et les tripes, plus que la tête, inexorablement, nous mènent. À ce stade du mouvement, deux sentiments s'imposent à moi, dans lesquels peut être se retrouvent d'autres personnes : la fatigue et l'inquiétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fatigue : celle qui s'installe à force de devoir tenir dans la tension d'un quotidien malmené par l'environnement. C'est le temps dont on n'est plus maître : se déplacer en milieu urbain relève non plus de l'obligation utilitaire mais de l'aventure incertaine quand les ponts sont bloqués, les trams empêchés, le périphérique saturé. C'est l'argent qu'on perd dans les voyages annulés, reportés au dernier moment, c’est le carburant dépensé à chercher du carburant ou des services devenus indisponibles à l'endroit habituel. C'est l'incertitude qui s'installe, c'est l’impossibilité de faire des projets à court terme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus insidieusement, une autre forme de fatigue se met en place : celle qui vient lorsqu'il faut tenir une posture idéologique. Fatigant de continuer le combat, de persister sans faille dans sa ligne. Par rapport à ces postures, je me trouve dans une situation singulière : partagé professionnellement entre deux mondes dans lesquels j'ai des responsabilités, je dois assumer deux points de vue antagonistes. D'un côté la fonction publique (l’enseignement) où, il faut bien l'avouer, ça ne coûte pas cher de s'opposer frontalement à cette réforme des retraites parce que, au final, on perdra au pire quelques heures de salaires ; le travail qui n'est pas fait ou en retard ne portera pas à conséquence et le salaire tombera, quoi qu'il arrive, à la fin du mois. Au pire, c'est le public (celui qu'on désigne dans « service public ») qui en subira les effets (retard de programmes ingurgités un peu plus vite pour les élèves par exemple). De l'autre, le secteur privé et des entreprises, qui n'émargent pas toutes au CAC 40, qui doivent faire des affaires pour, entre autres, payer leurs salariés : la désorganisation des transports ici coûte très cher et il est certain que la facture sera payée non pas par les clients mais d'abord par l'entreprise dans son ensemble... De chacun de ces deux côtés, un discours émerge : « non à cette réforme et à l'intransigeance gouvernementale » pour les uns, « non au blocage et oui à la liberté du travail » pour les autres. Dans chacun des deux côtés, vouloir s'écarter de ce discours   « politiquement correct » de l'endroit, c'est fatigant, c'est usant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous la fatigue, l'inquiétude : à cause de l'ambivalence de la posture que j'évoque, difficile d'échapper à la question : où allons-nous, où notre pays s'aventure-t-il à travers ce conflit ? Pour moi, c'est une réelle inquiétude qui dépasse l'habituelle perception d'un pays incapable de se réformer, dans lequel chacun n'a comme seule perspective que de se « démerder » pour lui-même et les siens, où la solidarité est un mot fabuleux et hautement proclamé, mais bien misérablement réalisé, un pays où finalement, si ça va mal, c'est toujours la faute des autres. Pouvons-nous continuer à vivre ainsi ? Oui, disent quelques-uns au nom de la culture française, au nom de l'histoire et du complexe gaulois. Non, disent beaucoup, mais pour aller où ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi dernier, dans Ouest-France, deux articles se sont très étrangement fait écho. D'un côté, l'éditorial de François Régis Hutin : « Enrayer le déclin ». Cet article exprime une parole raisonnable, en l'occurrence celle des tenants du pouvoir qui, on le sait bien, est à ce jour le pouvoir économique sans partage. Cette parole est le pendant de l'arrogance gouvernementale, elle en est la déclinaison audible et apparemment évidente. Pourtant elle ne fait que prolonger une rhétorique de chiffres et de nombres dans lesquels la vie est confinée à un taux de croissance, un taux d'endettement, des millions d'euros perdus dans les jours de grève ici et là, des centaines de milliers de fonctionnaires qui coûtent trop cher... L'économie et ses statistiques sont élevées au rang de religion d'État, une religion réalisatrice d'une foi incontestable. Ce discours, cette croyance nous sont imposés avec une vigueur telle que les interroger, pire : les mettre en doute, c'est commencer à désobéir et à être un rêveur inconscient des réalités. Dans le même numéro d'Ouest-France (16 et 17 octobre,) un petit encart sur la clôture d'un colloque à Rennes sur Emmanuel Mounier. Un tout autre discours aussi policé et acceptable que le précédent, et qui, de la même manière, est le pendant de l'arrogance contestataire. Ce second discours exprime l’envie d'un monde autre, un monde dans lequel l'économie n'est pas la croyance fondatrice mais un des vecteurs de la vie ensemble. Ce discours-là est celui de ceux qui ne sont pas du côté du pouvoir. À ce jour, il demeure confidentiel parce qu'il n'a pas encore réussi à percer politiquement, à prendre forme visible et crédible à travers un projet de société, dont l'enjeu prioritaire serait de déconstruire les mécanismes du pouvoir tel que nous les connaissons aujourd'hui, pour donner la parole à tous les sans-voix qui ont droit à leur place dans la société. L'appel à la simplicité, à la pauvreté est le premier pas dans la quête d'un monde, d'un vivre ensemble, libéré du goût du pouvoir et de la domination. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon inquiétude, pour finir, il y a cet espoir un peu fou que la confrontation d'aujourd'hui se libère des besoins de vaincre l'adversaire, victoire dont on sait d’ores et déjà, quel que soit le vainqueur, qu’elle sera une victoire à la Pyrrhus. Cet espoir-là est fou, inaccessible : la culture de l'extrême gauche, qui attise directement ou via les organisations syndicales le mouvement, est celle de la guerre ouverte et du refus de compromis ; celle du gouvernement est aussi radicale, figé dans sa posture autoritaire du côté des puissants. Malgré ce sombre contexte, il est impératif de ne pas désespérer : ce qui est en jeu désormais, ce n'est plus de gagner ou de perdre la bataille des retraites, c'est de sortir de ce monde bipolaire qui ne sait que se battre contre un adversaire qu'il faut forcément mater. Non, l'issue n'est pas là. Elle est entre nos mains, à nous le peuple qui n'appartient ni aux puissants qu'ils soient de droite du centre ou de gauche, ni aux prétendues avant-gardes révolutionnaires qui veulent faire notre bonheur sans nous. L’issue est dans le dialogue plutôt que dans l’affrontement, elle parle de partage plutôt que de domination. Un vrai rêve, quoi !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3646696967077973136?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3646696967077973136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/10/je-retraite-tu-retraites-il-retraite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3646696967077973136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3646696967077973136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/10/je-retraite-tu-retraites-il-retraite.html' title='Je retraite, tu retraites, il retraite, nous retraitons...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-4140634810402105672</id><published>2010-10-23T19:13:00.002+02:00</published><updated>2010-10-23T19:17:13.301+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Sécurisons, sécurisons ! (Hortefeux, Eté 2010)</title><content type='html'>&lt;p&gt;En Aout dernier, j'ai écrit ce billet sur le climat sécuritaire de l'époque. C'était à la mi-Aout, c'était les vacances, il faisait bon : donc le post était resté... en rade !&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;br /&gt;Tétanisé : c'est le mot qui m'est venu pour exprimer ce que je ressens face à la montée du discours sécuritaire depuis un mois dans notre pays. Tétanisé, c'est-à-dire incapable de réagir, paralysé par cette avalanche qui « normalement » devrait susciter plein d'actions en riposte, mais quoi ?&lt;br /&gt;Pas la peine d'épiloguer sur le contenu des discours, des analyses, des lois en préparation, des actes posés (expulsion, descentes de police) : le tout sécuritaire à l'oeuvre depuis 2002 n'a - sauf au plan électoral - pas fait la preuve de son efficacité. La politique de la peur, de la fracture entre les bonnes gens qui sont inquiets pour leur maigre sécurité matérielle (menacée pas tant par les voyous anti-flics et le grand banditisme que par la crise) et les nuisibles de toutes sortes (les autres, d'une manière générale) nous prépare des camps d'internement où l'on va concentrer la racaille, des lois d'exception qui livreront la société à la seule règle de la force. Tout le monde craint ces dérives, mais quoi ? &lt;br /&gt;Que faire, face à cette fuite en avant qui polarise à grands cris notre monde : d'un côté les méchants, de l'autre les gentils ? Ce qui me paralyse dans cette histoire, c’est - au final - ce manichéisme dont on ne veut pas sortir, ce monde en noir et blanc tellement confortable, parce qu'il semble compréhensible par n'importe quel abruti. Ce qui paralyse, c'est que l'alternative au discours sécuritaire, du côté de la gauche, peine à s'élever au-delà de ce manichéisme ; elle s'en tient le plus souvent à simplement inverser les termes : d'un côté, les méchants flics et les méchants politiciens de droite, de l'autre : les gentilles victimes : roms, étrangers, pauvres banlieues soutenues par les grandes âmes généreuses de gauche. Comment sortir de ces caricatures ? Comment, à gauche, dépasser la haine de Sarkozy, un épiphénomène qui ne fait qu'exprimer le ressenti de toute une part de la société ? Comment réconcilier notre temps avec son identité, ses réalités d'aujourd'hui ?&lt;br /&gt;Je ne sais pas.&lt;br /&gt;Ce que je comprends, c'est que la reconduction des vieux schémas ne marche plus depuis longtemps. Pousser des cris d'orfraie contre le discours sécuritaire, manifester même, ne feront pas bouger les lignes. Trop de politiciens, en place depuis trop longtemps, trop incrustées dans les appareils du pouvoir, empêchent de penser ce temps autrement. Notamment autrement qu'en termes de rapports de force qui doivent se conclure par l'écrasement de l'adversaire. Ce que je comprends aussi, sur cette question particulière de la sécurité, c'est que c'est un sentiment qui est en jeu, ce n'est pas de l'argent, ou quelque chose qui se monnayerait (de la santé, de l'éducation, du logement), non, c'est un ressenti éprouvé par beaucoup de gens, dans un espace que le discours politique n'a pas les moyens d'appréhender, sauf en l'instrumentalisant (le joli mot à la mode), en le réduisant à des idées toutes faites pour le manipuler à son profit. Ce ressenti, la peur, est certes alimenté par la crise : l'argent manque, les repères moraux s'effacent, la solitude envahit l'espace... Tout cela alors que l'abondance règne. Mais il ne peut pas s'y réduire, car la crise se fait existentielle. En ce sens, une certaine partie de la gauche, par paresse, par étroitesse d'esprit, continue de croire que ces problèmes de sécurité ne sont que la conséquence de la crise ; ce qui tendrait à croire qu'une fois retrouvés la croissance, le plein emploi, etc., les problèmes disparaîtront. Non, au contraire sans doute : plus nous accumulons, plus nous avons peur de perdre ce que nous possédons. Donc vouloir répondre aux besoins de sécurité des gens, autrement que par la force comme la droite se limite à le faire, suppose de repenser notre rapport à cette richesse supposée nous sécuriser. Ce qui nous oblige en amont à être plus à l'écoute du ressenti des gens, et a travailler, avec eux, sur l'envie d'un monde qui trouve sa sécurité non pas dans des choses (perdables, volables) mais dans l'intimité de la conscience.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-4140634810402105672?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/4140634810402105672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/10/securisons-securisons-hortefeux-ete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4140634810402105672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4140634810402105672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/10/securisons-securisons-hortefeux-ete.html' title='Sécurisons, sécurisons ! (Hortefeux, Eté 2010)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-1699846441112003470</id><published>2010-08-18T19:13:00.003+02:00</published><updated>2010-08-18T19:18:16.303+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Tiens, ça bouge encore...</title><content type='html'>&lt;p&gt;Après autant de silence, vient forcément le jour où je me dois de  reprendre à écrire, jusqu’au prochain essoufflement.&lt;span class="fullpost"&gt; « je me dois » :  réponse à une demande que je m’adresse confusément, plutôt que désir  d’abreuver le monde de ma haute conscience. Écrire sur ce blog, c’est  bien sûr exhibitionniste, c’est bien sûr disproportionné, c’est bien sûr  perdu d’avance : des petits mots toujours trop prétentieux jetés dans  l’eau d’un fleuve bien trop grand. Alors, pourquoi ? Pourquoi mettre au  jour, au vu et au su de tous ceux qui ne le verront pas, sauf par le  plus grand des hasards ? Pourquoi rendre visible ce qui ne mérite que  l’intimité ? Sans doute à cause de ce rêve toujours imbécile d’une envie  de grandir, d’aller de l’avant : écrire pour creuser mon sillon, le  pousser plus loin. En le creusant devant « le monde », au delà de  l’expérience narcissique, je m’oblige, je m’engage, je me mets sous le  regard des autres (enfin, bon, s’ils passent par hasard devant la porte  entrebâillée), les autres devant qui je deviens redevable. Les autres  deviennent les témoins de mon avancée ou de mon absence d’avancée ; je  sors, j’essaie par là de sortir de cette confortable sphère privée où je  suis le seul juge de mes bonnes intentions. J’ai la faiblesse de  croire que c’est par une telle démarche dans laquelle « je » me mets  dans l’espace d’une interpellation, que se construit l’espace public,  collectif dans lequel les personnes se mettent sur le chemin de la  rencontre. À condition que l’interpellation ne soit pas invective, à  condition que la parole ne soit pas affabulation. C’est dans cet esprit  que j’ai envie d’écrire sur certains « faits de société »&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-1699846441112003470?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/1699846441112003470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/08/tiens-ca-bouge-encore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1699846441112003470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1699846441112003470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/08/tiens-ca-bouge-encore.html' title='Tiens, ça bouge encore...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-2895748008168807468</id><published>2010-05-13T15:58:00.003+02:00</published><updated>2010-05-13T16:13:17.989+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Le diable est dans les détails (Mammuth)</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Vous avez peut-être vu "Mammuth", ce film de Benoit Delépine et Gustave Kervern, avec Gérard Depardieu, Yolande Moreau et Isabelle Adjani (entre autres). Film agréable et aimablement décalé, devant lequel, pour une fois, on rit sans arrière pensées. Bien sûr, au 32ème degré, il y a des choses à redire, comme le font les "Cahiers du Cinéma" qu'il faudrait décidément inventer s'ils n'existaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je voulais en dire, tient à deux détails qui nous rappellent avec une brutalité rare, l'abime qu'il y a entre les élites qui prétendent parler des vrais gens, et la réalité de ces vrais gens. Deux broutilles qui, pour moi, braillent à travers l'écran du fond de cet abime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les débuts du film, Yolande Moreau tance Serge (Depardieu) qui se lève la nuit pour aller pisser. Elle lui rappelle qu'il a la prostate fragile: "tu sais bien qu'après 17h, il ne faut pas que tu boives". Ce "17h" là tue l'amour... On parle comme ça chez les vrais gens ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième détail : tout le temps de son périple, on suit Serge avec beaucoup de gros plans. Même  sans vouloir la vraisemblance étroite, il faut constater que notre Gégé national est à chaque instant, que ce soit le matin, le midi, le soir, rasé de près, pas l'ombre d'un poil qui dépasse... Surprenant pour un routard qui passe sa nuit à même le sol dans un abribus! A moins que ce ne soit un fulgurant clin d'oeil à la dernière scène, où le rasoir est à l'honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça, c'était juste pour causer...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-2895748008168807468?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/2895748008168807468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/05/le-diable-est-dans-les-details-mammuth.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2895748008168807468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2895748008168807468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/05/le-diable-est-dans-les-details-mammuth.html' title='Le diable est dans les détails (Mammuth)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7673694817403955954</id><published>2010-05-11T09:23:00.007+02:00</published><updated>2010-05-13T15:40:55.088+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance (Paul Ariès)</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Titre &lt;/span&gt;: tout est dit dans ces quelques mots. Malheureusement. Ensuite près de 300 pages durant, on cherche un chemin à suivre, une pensée à s’approprier, en vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Derrière le titre&lt;/span&gt; : des pistes à vraiment creuser = la société autonome, la société de la lenteur, le « moins de biens, plus de liens », la frugalité, l’ébriété technologique et scientiste. Ces pistes là sont évoquées mais restent en friche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce qui plombe : le ton&lt;/span&gt;. Dès les premiers mots, le lecteur est pris en otage, dans le piège de l’invective. C’est écrit à la mitrailleuse lourde, ce qui, inévitablement, appelle à réagir à la mitrailleuse lourde : d’un côté les gentils, de l’autre les méchants, entre les deux les pauvres qui se font manipuler par les plus forts. D’un côté les « anti » (antiproductivistes notamment), de l’autre les « hyper » (hypercapitalistes, ultralibéraux notamment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au bout du ton : rien de bien neuf&lt;/span&gt;. La seule manière de changer, c’est la kalachnikov, c’est le gosplan, c’est « ma vérité » écrasant celle des autres, c’est  « nous allons faire le bonheur des gens malgré eux ». Décourageant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conclusion &lt;/span&gt;: ce livre est la caricature du militantisme, quelque soit son objet (l’anti-capitalisme, l’écologie, le nationalisme). On y retrouve, comme dans quelques tentations dictatoriales, une certaine glorification d’un abandon du progrès et du retour à un passé idéalisé et communautaire ; on occulte complètement l’état réel des opinions et des consciences en considérant qu’elles sont forcément dans l’erreur parce qu’aliénées aux idéologies dominantes. En filigrane, règnent un sectarisme épais, une violence contre ceux qui pensent autrement, et ça fait peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au final &lt;/span&gt;: en entamant ce livre, j’étais convaincu d’avance. J’en attendais une expérience intérieure, quelque chose qui me mette en mouvement et m’aide à franchir un pas pour changer de vie. J’attendais pour cela qu’on motive non seulement ma rage, mais aussi mon cœur et mon intelligence ; pour le premier point, c’est acquis, pour les 2 autres, je reste en plan. Certes, « que pas un de vos actes ne soit pur de la colère », mais la colère ne suffit pas pour construire. Il y a un chemin à parcourir, non pas au sein d’une secte où tout le monde pense pareil, mais avec des gens autonomes quoiqu’on en dise, qui sont capables de cœur et d’intelligence. C’est en les atteignant là et pas ailleurs qu’il se passera véritablement quelque chose. Pour le reste, on peut toujours établir une dictature écologique avec des gens parqués dans des  kolkhozes et des kibboutz , avec des maîtres (à ne pas penser ?). il me semble qu’on a déjà connu ça pas loin de chez nous…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7673694817403955954?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7673694817403955954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/05/la-simplicite-volontaire-contre-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7673694817403955954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7673694817403955954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/05/la-simplicite-volontaire-contre-le.html' title='La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance (Paul Ariès)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7986782017268646323</id><published>2010-05-09T19:01:00.010+02:00</published><updated>2010-05-11T09:23:26.578+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Tout casser</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout casser &lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           parce que la crise et les marchés             &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que la Bourse qui dévisse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que la Grèce au bord du gouffre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que la dette publique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que le taux de chômage &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que les pauvres toujours plus pauvres &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que les riches toujours plus riches&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que le climat incompréhensible&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que la nature, exsangue, empoisonnée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout casser              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la mondialisation heureuse              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le libéralisme et l’invisible main du marché &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’industrie, ses délocalisations &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le travail le dimanche, les heures supplémentaires &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;travailler plus pour gagner plus &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les supermarchés et leurs têtes de gondoles  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les bagnoles embouteillées dans un trop plein de bagnoles  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’argent qui manque et le low cost  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les canettes de bières fracassées au matin gris  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la crasse le long des villes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout casser             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les vieux qui radotent, qui folaillent &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les cadres sup, les chirurgiens au volant de leur 4x4 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les cancéreux, en train d’agonir s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ur  leur lit d’hôpital, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les gamins qui piaillent dans les allées des grandes surfaces &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les petits voyous à l’air méchant              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les flics qui dans les rues jouent aux cows boys              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les chômeurs et leur misère de fin de droits              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les mendiants du coin de la rue, à moitié rom, à moitié louches              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les putes du bord des avenues du port la nuit tombée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout casser &lt;/span&gt;        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que les beaux discours nous saoulent              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que les politiciens ne savent plus servir mais seulement se servir              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que tu es coupable, forcément              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que tu es forcément victime &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que le temps n’est plus qu’un règlement, plus qu’un échéancier, plus qu’un business plan&lt;br /&gt;parce que la guerre de tous contre tous est advenue &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce que le monde a fini de se dérober, qu’il s’est dissous dans un brouillard complexe, sur lequel plus personne n’a de pouvoir pour lui redonner sens et raison, même pas Besancenot ni Mélanchon / parce qu’il nous abandonne &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parce qu’il nous laisse désemparés et impuissants, incapables d’affronter nos propres erreurs parce qu’au CAC40 comme au Dow Jones, l’espoir dégringole chaque jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout casser              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rage ultime pour en finir avec ce ciel trop bas pour nos envies &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;casser tout ce qui t’emprisonne dans une existence à la vue étriquée : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les choses : des plus petites aux plus grandes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ces objets imbéciles qui prétendent nous rendre la vie facile              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;maison, bagnole, micro, télé, frigo &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;machines à tout laver, aspirer, aseptiser &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;machines à divertir, à oublier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tout casser              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’argent : Les banques, y mettre le feu &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’argent : les magasins à saccager &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le pétrole : à faire flamber à même les stations service  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le pouvoir : un destin de ruine pour la mairie, la préfecture, les conseils de toute sorte, les casernes et les polices, les églises et les mosquées, les stades de foot et les théâtres  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;bus et trains brisés, avions en feu, bateaux coulés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout casser pour faire de l’existence de chacun un champ de ruines, une nuée de larmes         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la nuit, la peur, la tristesse comme seules récompenses              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au moins seront-elles partagées     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Resteront encore à casser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les mots qui nous ont floués depuis si longtemps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les images qui ont trompé jusqu’à ceux qui nous les ont montrées en croyant qu’elles disaient la vérité, alors qu’elles ne montraient que l’étroite surface juste devant l’objectif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les chiffres hauts comme des murs de prison, comme eux hérissés de certitudes plus solides que la couleur du vent, comme eux orgueilleux et repus, convaincus de leur éternité quand bien même l'ombre les a déjà oubliés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les rêves dans lesquels nous nous sommes étourdis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les armes par lesquelles nous aurons cassé jusqu'à nos âmes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors viendra le temps de la souffrance qui nous délivrera des mensonges         &lt;br /&gt;qui nous conduira jusqu’au seuil de la mort&lt;br /&gt;derrière nous, il n’y aura plus que la désolation, le fracas de la guerre, les hurlements des femmes violées, les pleurs des orphelins, les gémissements des hommes gisant dans leurs blessures, l’angoisse des traitres juste avant leur exécution sous le panache lourd d’une fumée acre s’extirpant pesamment des feux que nous aurons semés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, peut-être, oui : peut-être mais rien n’est vraiment sûr, il y aura, en quelques anfractuosités de la surface de la terre ravagée par nos famines et nos colères, l’envie fragile, fébrile de reconstruire en ayant tout appris – cette fois – des folies d’aujourd’hui, peut-être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7986782017268646323?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7986782017268646323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/05/tout-casser.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7986782017268646323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7986782017268646323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/05/tout-casser.html' title='Tout casser'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-1705101022866967574</id><published>2010-04-10T21:44:00.002+02:00</published><updated>2010-04-10T21:46:24.603+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 10 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Dans le train pour Paris. Pas facile d'écrire, on est sans arrêt secoué aussi bien physiquement que mentalement par les discussions autour, «Le monde» de ma voisine, le jeu d’échec de voyage à ma gauche. Ça secoue vraiment beaucoup, limite supportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendu ce matin à la radio : les sondages donnent toujours Le Pen quatrième, mais à un niveau beaucoup plus haut qu'en 2002. Le même se prépare donc bruyamment à un second tour contre Sarkozy... Ce serait l'horreur, et c'est sûr, je n'irais pas voter, sauf pour la procuration de Denis, s'il me commandait y aller. Se résoudre alors à voter utile ? Non, ce serait du dépit, et ce serait renoncer à la mise en avant des quelques idées auquel on croit. De toute façon, tout porte à craindre que Sarkozy va l'emporter. Alors quoi : voter Ségolène pour laisser le PS continuait à croire qu'il porte l'alternative ? Non, ce n'est pas suffisant : qu'elle convainque d'abord, autrement que par des jeux d'alliances de salon, où des propositions sans envergure, qu’elle convainque le ventre mou des électeurs, et on l'aidera. Mais assez de chèque en blanc ! &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-1705101022866967574?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/1705101022866967574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-10-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1705101022866967574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1705101022866967574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-10-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 10 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-4501775606153338081</id><published>2010-04-10T21:42:00.002+02:00</published><updated>2010-04-10T21:43:23.418+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 9 Avril 2007, lundi de Pâques</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Début de la campagne officielle, on va voir ce qu'on va voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens sur ce que je commençais hier soir... En m’en laissant habité, je me disais que je suis tenant d’une visée un peu patriarcale de la vie politique, ou bien messianique, c'est selon... Je reste convaincu que collectivement, on n'avance pas d'un coup et que vouloir à un système politique idéal et rêvé, c'est le plus sûr moyen d'aller tout droit vers le despotisme, le totalitarisme et l'asservissement. Je veux dire par là que, comme beaucoup, je rêve d'une communauté autogérée, dans laquelle toute décision engageant l'avenir de l'ensemble (mais, déjà, est-elle si facile à identifier comme telle ?) serait paisiblement représentée, débattue et tranchée puis absolument respectée (! ! !) par l'ensemble des pairs et des égaux. Mais ce rêve là suppose un accord de fond sur des manières de vivre, déjà même sur le sens de cette vie ensemble, donc sur des valeurs, en plus une certaine capacité à vivre à distance des passions (confère plus haut). Autant dire, pour caricaturer, que ça aurait des chances de marcher avec des gens comme moi ce matin alors que je sais bien que, ce soir, à cause d'une aigreur quelconque qui m'aura fâché, ou d'une paresse coupable, je ne serai déjà plus le citoyen idéal capable de faire advenir la cité idéale. Il n'est pas de vie sociale à l'égard des passions, et des désirs personnels de vivre, d'avoir une place au soleil. Donc, autant il faut être imprégné de cet absolu pour y tendre, autant il faut être capable de faire avec nos pauvres forces au quotidien... Je reproche même assez volontiers aux collègues d'extrême gauche de, au nom de cet absolu, se foutre résolument des gens tels qu'ils sont en refusant de transiger et de ne rien faire concrètement pour que les choses avancent... C'est le cancer qui inévitablement habite tout envie révolutionnaire, encore une passion -- nécessaire pour donner un horizon à notre adolescence enfiévrée par le désir d'inventer un autre monde que le vieux qui les étouffe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la continuité de cet élan venu, avec l'âge, recouvrir la fureur de ma jeunesse, je me suis fait à l’idée que le peuple, osons le mot, avait besoin de leader, de guide, de père symbolique pour l'aider à avancer. Oui, je sais, c'est très dérangeant est très malpoli de parler de fuhrer, de duce, de Grand timonier aujourd'hui. Il n'empêche que le citoyen ordinaire n'a pas la force de porter à lui seul une vision d'ampleur. C'est le rôle d'un président que de jouer ce rôle emblématique qui va donner la direction et personnaliser l'espoir et la marche de tout un peuple. Je reste très marqué par la force de symbole de quelques événements majeurs : l'appel du 18 juin 40, la présence de l'Abbé Pierre, la victoire de la France en foot en 98. Ces gens, ces faits cristallisent autour d’eux quelque chose de l'espoir de vivre mieux. Et c'est ce que j'attends de sentir chez un candidat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que ce n'est guère le climat de la campagne. Il faut dire que cette vision, très traditionnelle, voire passéiste, bute désormais sur la méfiance fortement ancrée, vis-à-vis de l'homme providentiel. Méfiance légitime, tant on ne connaît pas, ou plus, de président vraiment digne. Si l'on identifie bien le goût du pouvoir et de ses fastes, parfois le talent oratoire, on reste sur sa faim quant à l'avancée effective, sous la conduite des Giscard, Mitterrand, Chirac, vers un mieux-être ensemble. Il leur manque, à tous désormais, l'humilité de leur positionnement comme guide, comme porteur d'une vraie direction pour la vie ensemble. Porteur résolu mais qui devrait rester humble, et en finir avec l’apparat de la fonction. C'est fou de voir combien on en est revenu aux fastes de la royauté ! Porteur, mais pas non plus réalisateur : ce n'est pas au président de tout faire, de résoudre le problème particulier de chacun. En ce sens, les débats du genre :  « j'ai un problème que je vous demande de résoudre » ne font qu'amplifier la sensation d'être trahi par les politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que la résolution des problèmes quotidiens, le mieux vivre personnellement et ensemble ne peut pas, définitivement non, venir du pouvoir politique et de lui résolument. Il faudrait finir de casser les reins à ces sales idées toutes faites, malheureusement profondément ancrées dans une certaine culture de gauche fonctionnarisé, qui veut que ce sont les autres qui doivent changer, donc qu'il faut les y contraindre par des lois si besoin. Hélas non, c'est toujours à nous, aussi, à la base, de vouloir changer. Du reste, Sarkozy, à travers son discours sur le travail, s'insinue dans cette conscience là qui est, je crois, pas mal répandue, notamment parmi les classes moyennes, qui ont quelque part fait l'expérience qu'elles tiraient profit du système quand elles contribuaient à le faire tourner... Une expérience que n'ont pas forcément les autres, situés plus bas sur l'échelle...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-4501775606153338081?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/4501775606153338081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-9-avril-2007-lundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4501775606153338081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4501775606153338081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-9-avril-2007-lundi.html' title='Retour vers le futur : 9 Avril 2007, lundi de Pâques'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3486980506465630767</id><published>2010-04-10T20:33:00.002+02:00</published><updated>2010-04-10T20:34:26.065+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur: 8 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Jour de Pâques, tranquillement ordinaire où l'on mange en famille après le vélo... Il fait si beau, mais on n'échappe pas tout à fait à la politique, ne serait-ce que par le coup de fil de M. qui nous rappelle qu'il faut bien voter. Je redis que je ne voterai pas Ségo au premier tour, tandis que les femmes sont très inquiètes, donc portées sur le vote utile... Je ne voterai pas utile, parce que je n'ai pas envie de faire l’enfant sage. Au juste, comment se décider ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si c'est bien raisonnable de croire que les gens vont se décider sur un programme précis, une méthode particulière. Je crois plutôt que majoritairement, les gens sont dans de grandes orientations gauche, droite ou extrême, et que les indécis, le ventre mou essaient désespérément de renifler l'air du temps pour savoir voter du côté des vainqueurs... La question des programmes est assez secondaire, mais effectivement, ce qui prend de l'importance, c'est le cirque, ce sont les mots, les idées événementielles qui font que causer au café du Commerce. L'important étant que ça fasse causer. On sent bien que l'enjeu n'est pas de faire avancer une vision de la société mais d'accéder au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vision de la société, de la vie ensemble ? Je dois être idéaliste, ringardisé pour continuer à y croire, pour continuer à croire que ça a du sens... En ce sens, la non-existence de la pensée écologique est effrayante : je continue à penser que c'est la seule perspective nouvelle apparue dans la deuxième moitié du XXe siècle, mais en France au moins, ça ne parvient pas à excéder un statut raisonnable, parce que c'est porté par des nains politiques, incapables d'échapper aux misérables jeux de pouvoir, et, à cause de cela, inaudibles et sans saveur, marginalisés dans un environnementalisme étroit. Pourtant, ils ont quelque chose à dire sur l'avenir de la société, sur la remise en cause du progrès, de la croissance et de l'économie de marché. Je rêve d'un candidat qui dirait qu'il veut un pays engagé 1) dans la paix, 2) dans l'équité sociale 3) dans le renoncement à la fuite en avant technico-scientifico-économique. Je rêve de quelqu'un qui oserait dire que, pour aller vers ce monde-là, l'emploi n'est pas forcément la priorité, l'augmentation du SMIC non plus, mais la redistribution oui et la modération consumériste oui. Mais là, je divague… Je commence à rêver d'une société à liberté contrainte, pour cause de solidarité -- au niveau de la planète et des générations futures -- exacerbée et exigeante ! ! ! Je rêve aussi qu'on en finisse avec ce poison du nationalisme. Mais je sais bien aussi qu'il ne faut pas être trop naïf, sous peine de laisser certains tyrans (aujourd'hui : l'Iran, la Russie, les USA ?) nous écraser sous leurs bottes... Si par malheur est à tel écrasement était à craindre, il faudrait prendre conscience du danger pesant sur notre espace social avant tout... Confère une fois encore « Suite française » et la guerre jusque dans les cœurs entre Français...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre point que je voudrais regarder mais plutôt demain : on dit souvent que les politiques sont trop loin de notre vie pour que nous puissions bien nous reconnaître dans la campagne, avec des exemples emblématiques comme lorsque Zapatero ne connaît pas le prix d'un café en bistrot. On a eu la même chose dans le passé avec le prix de la baguette !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3486980506465630767?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3486980506465630767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-8-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3486980506465630767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3486980506465630767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-8-avril-2007.html' title='Retour vers le futur: 8 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-9007626981886107617</id><published>2010-04-10T20:22:00.003+02:00</published><updated>2010-04-10T20:33:57.777+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 7 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ben non, rien du tout aujourd'hui où la vie ordinaire a repris son cours, avec la capitulation ordinaire devant mes propres passions ! Enfin, une nouvelle bataille perdue contre l'informatique m'a quand même déstabilisé !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-9007626981886107617?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/9007626981886107617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-7-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/9007626981886107617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/9007626981886107617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-7-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 7 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-8985003773919262912</id><published>2010-04-10T20:19:00.001+02:00</published><updated>2010-04-10T20:20:46.712+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur: 6 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Je viens de relire ce que j'ai posé là hier soir ; franchement, je le croyais plus déconnant ! En ouvrant ce mini journal, je voulais en rester à des faits, des histoires, remis en sens à ma manière à moi, mais je diverge vite en digressions pseudo philosophiques. Outre que je ne suis pas bien sûr (euphémisme) que ces élucubrations mènent quelque part, ou même : avancent un minimum de contenu, je reste en attente d'une parole (de ma part) audible et je crois que seules les histoires sont audibles pour les gens. Je veux dire par là que le brassage d'idées est une industrie, certes, mais pour que les choses avancent, il faut à tout prix les théâtraliser, les romancer c'est-à-dire les faire jouer par des gens comme vous et moi qui leur donnent de la chair et qui les rendent appréhendables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la question du bonheur national brut, qui est tout de même une des questions centrales de notre époque et de notre société riche, puisque je ne crois pas qu'on puisse valablement aborder par exemple la question écologique en occultant la frénésie de la possession et de l'accumulation (ce qui est pourtant le discours de Nicolas Hulot, qui s'obstine à ne pas fâcher les puissants), ou celle de l'égalité dans le développement, il nous faut des histoires qui disent autre chose que les telenovelas. Et il est vrai qu'il y a là une vraie difficulté : autant il y a une continuité idéologique entre Sex and the City (c'est la seule série dont j'ai capté quelques bribes dans ces dernières années, parce que Béné la regarde le vendredi vers 11 heures, une heure à laquelle je suis souvent devant le micro) et un système économique visant la croissance, l'enrichissement, la réussite et seulement cela, autant inventer d'autres histoires pour un «autre monde » (expression grotesque) est compliqué. Je sens en effet deux obstacles dans ce défi proprement Gramscien ; ce que j'ai retenu de la pensée de ce grand penseur, c'est premièrement tolérance dans la réflexion puis intransigeance dans l’action (mais il parlait dans un temps qui n'avait pas encore connu les drames staliniens...), deuxièmement la conquête du pouvoir, c'est-à-dire, dans son esprit : le changement d'une société vers le socialisme, passe par une phase préliminaire de conquête du monde des idées et de la culture, ce qu'on a d'ailleurs vérifié en 1981 où tout le paysage intellectuel (au sens large du terme) voulait le changement à gauche, alors que nous sommes à l'inverse aujourd'hui, la pensée est monopolisée à droite et, pire, un bon nombre d'intellectuels anciennement à gauche, votent Sarkozy…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier obstacle : quelles histoires pour porter l'émergence de ces valeurs travaillant au bonheur national brut ? La difficulté ici d'abord de dépasser des archétypes vieillots, qui ont ruiné depuis longtemps le gentil pauvre qui se bat pour sa dignité, le méchant riche, ou l'inverse. C'est très difficile parce que toute notre culture narrative est alimentée par les passions. Ces archétypes dépassés étaient une transposition, dans le monde passionnel, émotionnel, des restes de la culpabilité collective face à l'apparente impossibilité d'atteindre, tous, le bonheur. Si l'ambition du bonheur vaut d'être poursuivie, c'est forcément à l'écart de l'esbroufe, du sensationnel, de l'héroïsme, de la passion donc. L'horizon est alors minimaliste, c'est Ozu, c'est Gavalda ou Winckler sans pleurnicheries, c'est une sorte d'immobilisme qui ne rechigne pas à l'action, un peu comme Gracq. C’est vrai qu’alors, on est loin du western, les histoires de gangsters, du filon catastrophe ou des émois boutonneux d'adolescents en rupture ! Pas très vendeur, sûrement. C'est une culture de la contemplation qui sourd, sous ce besoin de se découpler des passions... Est-ce impossible ? Non sûrement pas, il n'est qu'à voir le succès du « Grand silence », même s'il tient à un public bien identifié. Il nous faut des découvreurs, des inventeurs d'histoire d'un autre genre, où le héros n'a pas que ses muscles ou son fric à montrer... Ces héros là existent, du reste, de plus en plus. Hier dans les rues d’Auray, nous sommes entrés dans une boutique qui s'appelle la maison de Hué, ou quelque chose comme ça. On y vend des vêtements, surtout en soie, pour les dames à ce qu'il me semble. En parlant avec le vendeur, on apprend que Hué ne désigne pas la ville du Vietnam mais c'est le prénom de la couturière préférée de ce vendeur. En peu de mots, en peu de temps, nous voilà partis avec lui, là-bas, dans ce village de la soie du Nord Vietnam, où il va régulièrement pour acheter de la soie fraîche sortie des vers à soie ; il achète par ballots cubiques de 50 ou 100 kilos. Il commande ses teintes, et la soie est tissée sur place. Il vient avec ses modèles, qui sont réalisés par Hué, et ses ouvrières j’imagine, puis expédiés. Hier, ils venaient d’arriver à Auray... Dans un coin du magasin, il y avait, accroché, un extrait de journal consacré à Amnisty et à sa vigilance sur le travail dans ce genre de montage... C'est vrai que cette histoire-là ne recèle guère de suspense,de sentiments violents, pourtant elle « parle fort » de ce monde qui veut vivre autrement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second obstacle : tisser de nouvelles cohérences partant des vécus personnels jusqu'à une vision, un projet politique global. Toujours ce lancinant défi du passage du personnel ou collectif, du micro au macro. Et là, c'est compliqué, parce que notre société est dans une impasse « systémique », notre système est bloqué : trop gros, trop lourd, finalement injuste... Ce qui avance désormais dans la société, c'est ce qui passe par les marges, en cachette des règles et des lois qui, lentement, pesamment, s'alignent avec essoufflement sur la nouveauté. Donc, si l'on commence à percevoir à une échelle individuelle ce que peut être une vie ensemble à petite échelle, non pas débarrassée mais libérée des passions, tout reste à faire quant à une projection de cette fertilité microscopique vers le grand large, les grands ensembles, le peuple et la planète. Il nous manque aujourd'hui la maturité qui passe par une lente maturation de ce que nous apprenons à travers nos micro changements personnel. Ce qui est clair, c'est que le nouvel horizon politique que nous avons à construire passe par une désintégration de nos institutions dont l'essentiel de l'énergie est consommé à leur propre subsistance plutôt qu'à rendre le service auquel ils sont normalement dédiés. Une organisation sociale à petite échelle, au ras du sol, à hauteur d'homme et de relations, sans doute, par fragmentation communautaire, oui. Tout est à faire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-8985003773919262912?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/8985003773919262912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-6-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8985003773919262912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8985003773919262912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-6-avril-2007.html' title='Retour vers le futur: 6 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7535263864135794771</id><published>2010-04-10T20:01:00.001+02:00</published><updated>2010-04-10T20:03:17.825+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 5 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le vent est tombé. Il fait encore frais mais nous espérons tous après le grand soleil pour nous réchauffer la couenne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, dans Ouest-France, il y avait un article sur le bonheur national brut. C'est un concept dont on commence à entendre un peu parler ; pour ma part, ça a d'abord été un peu à la sauvette, puis il y a quelques semaines, lors de la conférence de Pierre Rabhi à la Chapelle sur Erdre ou, selon quelqu'un dans la salle, le bonheur national brut le plus élevé au monde se trouve dans l'État du Kérala en Inde. Je n'ai évidemment aucun moyen de vérifier cela. Par contre, il est intéressant qu'un tel concept arrive à la surface de l'air du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La définition qui en est pour l'instant donné reste très évasive, mais elle pose clairement que la richesse n'est pas, n'est plus faudrait-il dire, la seule mesure du bonheur. Il faut y adjoindre d'autres richesses moins quantifiables comme la sécurité, la paix, la démocratie, l'équité, en plus de la qualité de l'air ou de l'accès à la santé. Ça n'a l'air de rien, mais c'est pourtant un renversement de perspective. Peut-on espérer que nous entrons dans une ère où le désir incessant de l'accumulation de biens (maison(s), voiture(s), objets technologiques, voyages etc.) perd de son sens, en vidant d'une part de sa substance, l'argent et le système qu'il engendre ? Je crois que oui, de même que je vois que l'humanité avance vers son accomplissement quand bien même les preuves de ses errances (la folie guerrière des terroristes ou intégristes par exemple) s'accumulent au bas de chaque jour. Il me semble que nous arrivons à un âge où l'absurdité de l'accumulation étant tellement avérée et surtout connu et reconnu tout le long de l'échelle qui va des plus riches jusqu'aux plus pauvres, l'argent a perdu (plutôt : commence à perdre) son sens de fin en soi. Je ne dis pas que nous en sommes à l'argent simple moyen entre égaux, bien loin de là, mais je crois que nous sommes sur ce chemin-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais bien qu'en écrivant cela, je raisonne comme quelqu'un qui n'a pas de problèmes d'argent, n'empêche qu'il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la trop grande référence à l'argent tue l'action politique. J'en veux pour preuve l'épuisement de l'idéologie communiste. Aujourd'hui, le PC réclame le SMIC à 1500 euro ; en supposant qu'on y satisfasse rapidement, quel sera l'horizon, sinon une autre barre, un peu plus haut, et ainsi de suite, dans une infinité absurde qui devient, ou plutôt qui se ramène, s'amoindrit, se racornit jusqu'à la mesquinerie la plus absolue, qui consiste seulement à envier le voisin. En cela, la gauche véhicule une certaine régression de la pensée que je résumerai en caricaturant par : le bonheur, c'est de prendre la place (les biens, les avantages) de ceux qui nous dominent. Non, il nous faut entrer collectivement dans un autre champ de valeurs pour lesquelles le besoin d'accumuler constitue le fléau premier à combattre. Je sais bien qu'il y a dans ce que j'écris une part incongrue et impossible. L'argent et le besoin de le posséder n'est pas qu'un vice accablant les riches, ce n'est pas qu'une maladie dont on pourrait guérir avec le bon antibiotique. C'est quelque chose de plus profond, qui touche à l'essentiel. L'argent est l'outil majeur de l'existence ; en manquer, c’est manquer de prise sur sa propre existence. Et l’accumulation combat la peur de ne pas exister. Cette peur, viscérale, transcende toutes les idéologies, et l'on peut sans effort se libérer de l'argent si l'on parvient à se libérer de cette peur-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait alors aller voir du côté de ces grands ressorts de la vie personnelle (les « passions humaines ») qui viennent de se fracasser contre les exigences pour la vie collective. Celle-ci, pour se réaliser, exige une raison patiente, ouverte à l'écart des passions justement. S'écarter de l'argent, c'est nécessairement s'écarter des passions. Or tout le cirque médiatique recherche la passion : le sport extrême, l'événementiel, l'extravagance comme culture, la performance technique, surtout l'apparence des choses... Quand il ne le trouve pas, il l'invente par la fiction ou la pipolisation... Et dans la fulgurance de l'immédiateté, le présent se dissout en se masquant l'angoisse du néant. Voilà ce dont nous devons nous défaire pour entrer dans l'acceptation d'un bonheur autre que l'amoncellement de chiffres sur un compte en banque.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7535263864135794771?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7535263864135794771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-5-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7535263864135794771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7535263864135794771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-5-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 5 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6706125743176507576</id><published>2010-04-10T19:48:00.001+02:00</published><updated>2010-04-10T19:50:34.100+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 4 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Un matin paisible et ensoleillé, bien loin de la fureur parisienne. Le mot fureur d’ailleurs ne convient pas : il en faudrait un qui dise à la fois la frénésie, l'inquiétude, la colère et l'envie de changer radicalement. On croise tout cela dans les regards du matin, au bord du métro. Évidemment, personne ne peut accepter benoîtement le rythme, l'atmosphère, la promiscuité dans l'exiguïté, la surcharge émotionnelle que la vie citadine impose aux individus qui, au mieux, s'arrangent pour composer avec elle. Nous autres riches avons l'avantage d'avoir, à notre convenance, des espaces de décompression  : du temps « libre », des lieux (la maison, les voyages) pleins d’espace... C'est dire que, pendant ces quelques jours, j'en profite pour m'abandonner à ces vices impunis : la lecture et l'écriture, quand bien même elle demeure hautement narcissique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rester sur le fil que je me suis donné pendant ces jours, il faut que je revienne sur jeudi dernier. C'était à Centrale l'après-midi au cours de laquelle l'UIMM 44 fait son show annuel. Pour moi, c'est un passage obligé pour y paraître d'abord, l’ITII étant toujours perçu à l’UI, comme son école d'ingénieurs, et, occasionnellement, pour y faire quelques rencontres. Jeudi, je n'ai vu que des vieilles barbes, dont certaines feraient mieux de rester à l'abri, tant elles ridiculisent l'image que cherche à se donner l’UI. Dans les gens qui sont là, il y a la moitié de retraités venus s'amuser (manger gratis, engraisser leurs idées toutes faites, dont, pour certains, j’ai mesuré combien elles étaient déconnectées de la réalité, par exemple : quand on me demande quelles sont les meilleures spécialités d'IUT, les plus demandés par les industriels, je comprends combien le fossé est grand entre enseignement supérieur et entreprises. C'est gênant car mes interlocuteurs sont souvent des gens qui siègent dans des instances de gouvernement où ils sont la voix (parce que ils ont tout le temps libre pour ça) des employeurs ; il doit y avoir un quart d'institutionnels (comme nous, venus faire leur show en service commandé) et un quart de patrons actifs, sans doute ceux qui font tourner l’UI, et qui en tirent profit pour eux-mêmes. Dans ce monde-là, à occuper si l'on veut le faire changer, les lois de fonctionnement sont les mêmes qu'ailleurs : à côté des enjeux de pouvoir et de réussite où l'on cherche toujours à afficher que « ma bite est plus grosse que la tienne », il y a place pour le charisme et pour la séduction. Je n'ose pas employer le mot « relations » parce qu'on me reprocherait une vision trop angélique, quand il faut, pour certains, ne voir là qu'une ordinaire solidarité de classe. Certes, il n'empêche qu'on a là des bonshommes, prêts comme ailleurs, à bouger si on parvient à les toucher au bon endroit qui n'est assurément pas le tiroir-caisse ! Jeudi soir, après des tables rondes auxquelles je n'ai pas pu assisté et avant les petits fours pantagruéliques au-delà de l'indécence, il y a eu une conférence de Jacques Marseille. Je ne connais pas, à part un vague classement à droite, mais j'avoue que j'espérais le discours de haute volée d'un intellectuel qui voit les choses de haut, même s'il les prend pas un bout à l'opposé du mien. Patatras, quelle dérision ! J’avais lu quelques jours auparavant dans Alter Eco qu'un économiste ne devait pas faire de propositions politiques ; son boulot, c'était de dire, face des projets, ce que la science économique (à relativiser avec Guillebaud) pouvait en extrapoler en termes de fiabilité, de résultats espérables. Un positionnement que je trouve éminemment sage, et que l'on devrait étendre instamment à tous les domaines de la connaissance, en particulier la technologie qui, en ce moment et à l'inverse, invente le monde sous sa propre poussée, confirmant hélas à l'outrance le mot de René Macaire : « auto techno génèse », autrement dit capacité sans fin des techniques à s'engendrer elle-même. À l'inverse Jacques Marseille historien se promeut économiste et, à partir des «bons chiffres », dessine les contours de la France qui gagne. Ça donne un paysage renversant, il faut bien le dire, quand il soutient sans sourciliers que les délocalisations sont tout sauf un problème, puisque le coût de fabrication des produits est ridiculement marginal. Il prend l'exemple d'une paire de Nike, fabriquée pour moins de 1$ et vendu 60 $. Personne évidemment n’a le pouvoir ici ou la compétence de contester des chiffres énoncés avec autant d'assurance. Sauf que la contradiction apparaît très vite : pourquoi délocaliser si l'essentiel du prix est ailleurs que dans la production ? Mais passons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son discours, le problème, c'est la gauche, ce sont les fonctionnaires, c'est la peur, tandis que l’avenir, c'est la marque qui crée de la valeur sur le vide, mais qu'importe puisque ça se vend ! C'est donc le camembert, le parfum, le carré Hermès, bref un avenir au ras du béret basque, la baguette sous le bras et du litron de rouge. Il sait que ce modèle qui s'appuie sur le tourisme et le luxe sacrifiera son industrie et son agriculture, et tournera résolument le dos à l'Europe vieillissante pour aller vers les États-Unis et la Grande-Bretagne. La salle applaudit quand on flatte son esprit d'entreprise, elle sourit quand on l'amuse en harcelant ses vieux fantasmes héréditaires : la gauche, le trop d'État, le pas assez de travail. Ça touche au répugnant quand, à une question sur le défi écologique, Marseille répond que les choses changeront quand le marché fera de ce défi un enjeu économique. Il est donc question d'argent et exclusivement de cela jusqu'à l'écœurement : l'envie de vivre ensemble, la solidarité, le droit pour tous de vivre dans la dignité du nord au sud, du fin fond de la campagne ou de la banlieue jusqu'au quartier huppé, même pas balayés ou méprisés, seulement minorés, ça n'existe pas, en s’en fou ! Ça n'existe pas dans l'espace mental ou le paysage émotionnel de cette bourgeoisie installée, satisfaite d'elle-même et recroquevillée sur la défense de ses intérêts étroits. Est-ce donc que les choses n'ont pas bougé depuis un siècle ? Depuis « Suite française » et sa bourgeoisie provinciale, tellement cruelle qu'elle en est pitoyable ? Marseille se révèle l'avocat d'un monde archaïque, dévoué à l'argent et à lui seul, un monde qui est déjà dépassé, qu'il le veuille ou non, parce que la richesse se fait désormais immatérielle, et que leurs possessions petite bourgeoise bientôt tomberont en poussière, comme furent ruinés, il y a 40 ou 50 ans, les grandes propriétés terriennes où nous sommes nés. Ce qui ne veut pas dire que, par miracle, s'installe une société de la solidarité ! Non, le même chemin est toujours à faire. Les puissants changent, les bourgeois mutent, l'argent et le besoin de posséder pour se garder de la mort demeurent. C’est quand on aura dominé cette peur-là, ultime, qu'on aura vraiment avancé ensemble, à condition de la dominer ensemble, et pas en ordre dispersé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6706125743176507576?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6706125743176507576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-4-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6706125743176507576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6706125743176507576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-4-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 4 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-4245882478593962660</id><published>2010-04-06T23:29:00.001+02:00</published><updated>2010-04-06T23:33:40.551+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Prodromes de la crise éternelle, vus du bord de la Loire éternelle...</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, j’étais reçu dans une PME Nantaise,  une entreprise qui traverse « bien » la crise actuelle. Cette entreprise accueille un apprenti de l’ITII Pays de la Loire. J’y ai rencontré DM, le Directeur Général,  qui a racheté l’entreprise il y a quelques années, après un parcours de consultant de haut niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DM, Polytechnicien (remarquer la majuscule pleine de déférence), est vêtu dans un gris un peu étriqué, il occupe un bureau parfaitement rangé, tristounet lui aussi que la carte de Roumanie punaisée au mur ne parvient pas à égayer. En l’écoutant parler de son inquiétude face à l’avenir de l’industrie française dans la compétition mondialisée, je l’ai senti à la fois malheureux et décalé, perdant prise d’avec la réalité des jeunes et des moins jeunes d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un regard désabusé, défait sur les jeunes : «  ils n’en veulent pas assez, ils font ce qu’on leur dit de faire mais rien de plus, ils n’ont pas la rage qu’ont les jeunes de l’Est ou d’Asie qui viendront leur prendre leur travail et leur richesse »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, ce regard là n’a pas tout à fait tort. Il a même raison, si l’on ne déroge pas de la vision du monde dans laquelle baigne DM, celle d’un chef d’entreprise à la fois stratège financier, gestionnaire de projets, innovateur et meneur d’hommes… Cette vision là n’a de sens que dans la perpétuation du modèle actuel, de ses indicateurs, de ses chiffres et derrière eux, de l’accumulation du seul argent qui constitue l’objectif et le moteur de toute l’activité humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DM a-t-il compris, sous sa haute culture et son langage choisi, que les gens d’ici, jeunes et vieux, ne croient plus à cette vision dans laquelle ils n’ont finalement pas de place. DM est un homme intelligent, donc il l’a sûrement compris : peut-être, simplement, qu’il n’ose pas s’avouer la peur de ne plus avoir, lui non plus, de place dans cette vision dévastatrice.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-4245882478593962660?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/4245882478593962660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/prodromes-de-la-crise-eternelle-vus-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4245882478593962660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4245882478593962660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/prodromes-de-la-crise-eternelle-vus-du.html' title='Prodromes de la crise éternelle, vus du bord de la Loire éternelle...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-8460487628731650437</id><published>2010-04-05T23:10:00.001+02:00</published><updated>2010-04-05T23:12:21.743+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 3 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Hier nous étions donc lundi ! Dans cet propre campagne bretonne caressée par les vents, dont nous parcourons les chemins à la rencontre de ces mégalithes qui nous rappellent silencieusement combien nous ne sommes que de futiles passeurs dans ce temps, les échos de la campagne se font discrets, à peine audibles. Quelques infos accrochées à la radio, comme cette prise en main par Clear Chanel de l'affichage pour les 12 candidats... J'en ai retenu le profit visé, un peu plus d'un million d'euros, alors qu'on parle d'un million de panneaux à recouvrir d'affiches à un ou deux euros. Ce serait drôle d'avoir les chiffres complets, pas exact parce que, comme dit Léon, on les « boulange » toujours... N'empêche qu'il semble bien qu'en l'espèce la démocratie a bon dos pour faire des affaires, alors qu'on pourrait raisonnablement croire qu'il il est légitime, ici, de viser le prix coûtant. Mais non, ça semble raisonnable tout le monde, de Lutte Ouvrière jusqu'au Front National, du moment que c'est l'État qui paye...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis ces déclarations, ces commentaires qu'on lit dans les journaux. Dimanche, le JDD présentait un sondage sur le thème de la dernière ligne droite, la sécurité évidemment. Le constat est cinglant : quant au ressenti, le sentiment d'insécurité après cinq ans de Sarkozy a progressé. Dans le même temps, c'est ce même Sarkozy qui est préféré, et de très loin, pour "ramener" ou "maintenir" l'ordre. Ce genre de sondage illustre tout à fait l'étrangeté de la politique. Alors que l'on voudrait en faire une démarche intelligente, construite, argumenté, avec des visions claires qui sont nettement clivées les unes par rapport aux autres, on voit bien que l'irrationnel le plus accompli est aux manettes, au moins dans les sondages. En l'espèce, si l'on croisait ces résultats avec la réalité des faits à propos de sécurité, on verrait très vite que plus la sécurité augmente, plus le sentiment d'insécurité progresse. On n'arrive toujours pas, au niveau de notre pensée (si tant est qu'on soit réellement dans l'ordre de la pensée, on se croirait plutot dans celui de la foire, avec ses camelots renchérissant les uns sur les autres) politique, à intégrer la part du subjectif, de l'affectif, et derrière cela, selon moi, du symbolique dans l'appréhension de la vie en société. En l'espèce, le sentiment d'insécurité vient de la montée en épingle de quelques troubles, réels certes, mais tellement minuscules qu'il faut vraiment se demander s'ils font sens. J'ai la même réserve que pour les émeutes de 2005, où beaucoup de mouvements sociaux comme le CPE où certains ont voulu voir la « France debout » contre l'hydre capitalo-mondialisante (cette blague ! ! !). Ce qui est révélé ici, premièrement de la suspicion nourrie, de la méfiance installée vis-à-vis des forces de "l'ordre" me paraît tout à fait juste, deuxièmement: de la victimisation conséquente : comment, dès qu'un flic s'approche de quelqu'un, les gens prennent la défense de l'interpelé contre le flic, est une confirmation d'une tendance lourde de notre société. Je pense ici à un des événements instigateurs, en l'occurence la Gare du Nord il y a quelques jours. Le sentiment de sécurité, c'est donc à la fois celui des petits vieux et des bourgeois qui voient dans les voyous, la racaille pointée du doigt par la droite, une menace pour leur vie, leurs biens, et à travers cela une personnalisation de leur peur de disparaître (c'est leur bouc émissaire à eux) ; et de l'autre côté, c'est le sentiment de ces intellectuels de gauche, et ces petits gens qui se sentent toujours en sursis d'une interpellation, au bord de la faute, de la non intégration dans la société qui devrait être lisse, blanche, sans ratés... Autrement dit il y aura toujours quelque part une peur (de l'avenir, de l'autre, de l'incertain) pour alimenter le sentiment d'insécurité quoiqu'on fasse pour sécuriser la santé, le logement, le parcours professionnel... On peut craindre même l'inverse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à côté de cela, Sarkozy constitue plus que jamais la figure rédemptrice, en dépit de son bilan désastreux. Preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que l'on est ici bien loin du monde rationnel. Son succès pourtant me semble assez évident : il tient à son aura, au magnétisme qu'il dégage et qui s'exprime par une assurance « destinale » hors du commun. Sarkozy croit qu'il est Napoléon, il se sent à la mesure d'un destin à la hauteur de l'avenir de la France, et cette prétendue grandeur d'âme fait mouche, dans un temps morose, où les personnalités ne réussissent pas à se distinguer les unes des autres. Il a la hargne, la férocité de ce qui se croit responsable du destin collectif, et évidemment ça suinte de lui, ça se ressent. Au final ça se traduit par un discours péremptoire, qui a comme seul argument sa force de conviction, et cette force séduit assurément. Elle rassure, elle attire, elle balaie les hésitations et les arguties programmatoires. Il faut dire qu'a côté, c'est assez fade. Il y a les discours convenus de la gauche plus ou moins extrême, ceux de la droite itou, Ségolène et sa voix pleurnicharde et sans relief, et Bayrou qu'on ne choisira que par défaut. Sarkozy est l'homme dangereux par excellence. Il n'a pas de programme, pas de vision sinon quelque chose de bricolé du côté de la droite extrême qui rêve de Thatcher, mais il a l'arrogance avec lui. Je retrouve avec lui cette prestance qu'avec B., tellement sûr de lui qu'il pouvait dire n'importe quoi (même des contrevérités), personne n'osait le contredire, et finalement tout le monde le croyait en se disant : « il en est tellement sûr que ça doit être vrai ! » On est dans le même ordre de supercherie avec Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-8460487628731650437?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/8460487628731650437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-3-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8460487628731650437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8460487628731650437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-3-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 3 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3516787685314683041</id><published>2010-04-05T23:06:00.002+02:00</published><updated>2010-04-05T23:09:59.869+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 2 Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ici,on est loin de tout. L'absence de radio (de télévision aussi mais ça, ça n'est pas nouveau pour moi) renforce l'isolement. Pourtant l'inconscient poursuit son labeur ! Ce matin, dans la somnolence d'un jour de vacances, où l'on se laisse hésiter entre sommeil et veille, j'ai rêvé que j'étais à une réunion informelle, un pôt peut-être, dans un contexte de travail. Mais je ne sais pas dire : IUT, ECN. ? Je crois qu'il y avait là A., plus sûrement Y. qui jouait le maître d'école. On était là et on se disait pour qui on allait voter. je n'ai souvenir que d'une proposition, Ségolène forcément, qui recueillait pas mal de bras levés, une majorité, dont le mien, bien que, en mon for intérieur, je m'explique, je discute ma contradiction, comme quoi il n'était pas question que je vote Ségolène au premier tour. En sous-main, il se disait que je n'osais pas affirmer ce choix-là devant les autres... Comme la continuation de ma lâcheté atavique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'est revenu aussi ce matin notre fin de ballade hier soir. En effet, nous nous sommes perdus, à mon initiative ! Perdus sous la pluie, il a bien fallu, à un moment, couper court à notre errance, due à une erreur d'appréciation des routes d'ici (il y en avait une de plus que celle de ma carte intérieure !). J'ai sonné à une maison où un homme nous a proposé de nous ramener : nous étions encore à un bon bout du but ! C'est un gersois venu ici goûter la fraîcheur, après huit ou neuf ans passés à l'ombre, quatre mois par an toutes fenêtres closes pour échapper au soleil ! Il nous a déposés au camping, gentiment, en nous disant que dans la situation inverse, nous aurions fait de même, l'accent en moins. Peut-être, j'espère. Ce que je veux dire à travers cette minuscule histoire, c'est que la vie ensemble commence là, que la politique donc commence là. C'est un truisme sauvage évidemment, mais je crois que nous avons toujours autant de mal à, non pas tracer une frontière, mais justement à établir une continuité de la sphère privée jusqu'à la sphère collective. Comme si nous naviguions toujours entre ces deux univers parallèles : l'un où les valeurs les plus simples (la relation la bonté, la confiance, la solidarité) sont de mise, l'autre où seul le rapport de force fait loi, où la vie n'est qu'antagonisme, affrontement. Il est vrai que le compromis que l'on peut atteindre dans une relation entre personnes est complètement dévoyé lorsque les enjeux de pouvoir, de domination, donc de mensonges, prennent la place. Au fond, la question est : peut-on faire de la politique à l'échelle d'une ville, d'une région, d'un pays, en s'appuyant sur les mêmes valeurs que celles que l'on vit dans une relation minuscule, comme celles entraperçues avec notre breton gersois !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3516787685314683041?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3516787685314683041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-2-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3516787685314683041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3516787685314683041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-2-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 2 Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-624065235031941168</id><published>2010-04-01T23:03:00.002+02:00</published><updated>2010-04-01T23:08:55.435+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 1er Avril 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Une première histoire, rapide ce soir, après une  longue balade au bord de la mer : la Barre d’Etel, les blockhaus  ensablés, les routes bretonnes qui tournent et retournent les unes  autour des autres comme dans ces danses populaires au pas si mystérieux  pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, nous avons vu M. En coup de  vent certes, mais c'est toujours un plaisir quand le temps manque pour  s'établir dans les jeux habituels, les fictions de personnages convenus  derrière lesquels les secrets, de familles ici, conservent leur verdeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'avons pas eu le temps, en une demi-heure, autour d'un  pineau bien frais, de faire un tour exhaustif de campagne. Juste le  temps de prendre la température : il y a de la confiance, non pas pour  une victoire bien trop hypothétique à ce jour, mais au moins pour la  présence de Ségolène au second tour. On parle un peu de la bonne volonté  de Jospin, et puis de choses et d'autres, de notre Jean-Marc local qui,  avec le temps pourrait finir de s'établir comme notable à la mairie de  Nantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'il y a entre nous une  légèreté libre qui permet beaucoup, au moins sur ces questions  politiciennes, je lui demande ce qu'il en est des ragots qui parlent de  Ségolène, maîtresse de Jean-Marc... Quelle importance à une telle  assertion, aucune, à part alimenter le café du commerce quotidien, avec  si possible quelques allusions graveleuses qui finiront bien par nourrir  le vieux fond anti-quelque chose. Sur la question, M. parle de ce qu'il  pratique, au moins de qui il pratique. Il n'est pas très proche de  Ségolène, mais il est par contre très proche de François pour qui il a,  je crois, une vraie estime, et sans doute même de l'admiration. Pour  lui, c'était lui qui parmi tous avait la carrure pour la candidature,  sauf qu'il n'est pas, mais alors pas du tout, charismatique. Trop  poupin, trop gentil en apparence pour le cirque médiatique face au  peuple... Ce que dit M. de ces racontars, c'est qu'en tout cas, entre  eux deux, il y a autre chose qu'un positionnement politique. À travers  des regards échangés au détour d'un bureau, ou dans les multiples coups  de téléphone qu’ils s'échangent au fil des jours, il sent une réelle  connivence, une relation profonde qui contredit la rumeur d'une distance  entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi les êtres politiques ont  donc une vie affective, semblable à la nôtre. Pareils à nous, ils vivent  avant d'être au pouvoir ou à la télé... C'était évident, mais il faut  sans cesse s'y raccrocher pour ancrer la politique dans quelque chose  qui se joue d'abord à hauteur d'homme. On avait cru il y a quelques  semaines, que Ségolène incarnait quelque chose de cet ancrage dans le  réel, qui se serait distingué, opposé à la vision traditionnelle des  politiques : le pouvoir et ses jeux, les médias et leurs mensonges, un  monde à part du nôtre finalement. Un temps, on a cru qu'elle était de la  même nature que nous, mais désormais nous ne sommes plus bien sûrs...  Les débats participatifs ont-ils vraiment existé ? On se le demande  encore, puisqu'il n'en est rien ressorti de concret. Jamais quelque  chose du genre « j'ai entendu ce que vous, le peuple, vous vivez, j'ai  entendu vos aspirations et je veux avec vous aller vers une société où  ses aspirations trouveront à se concrétiser »... Je rêve, je rêve... Et  d'ailleurs, peut-être a-t-elle parlé ainsi, j'ai trop peu écouté la  campagne jusqu'ici, mais j'ai le sentiment que les discours s'enlisent  dans des promesses à tire-larigot, sans le minimum du respect qui  voudrait qu'on ne lance pas les choses en l’air, inconséquemment. Du  reste, dans cet esprit, les références appuyées à Mitterrand ne sont pas  faites pour rassurer. Plus que jamais, « les promesses n'engagent que  ceux qui les croient »...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-624065235031941168?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/624065235031941168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-1er-avril-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/624065235031941168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/624065235031941168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-1er-avril-2007.html' title='Retour vers le futur : 1er Avril 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3248371101995309783</id><published>2010-04-01T09:04:00.002+02:00</published><updated>2010-04-01T09:06:43.941+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Retour vers le futur : 31 Mars 2007</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y a 3 ans, nous entamions les dernières semaines de la campagne présidentielle, qui allait déboucher les calamiteuses années Sarkozy. A l'époque, j'avais écrit mon "carnet de campagne", débuté le 31 Mars 2007. J'ai eu envie de revisiter ces semaines, dans lesquelles il y avait déjà tout de la nature profondément inquiétante du régime aujourd'hui en place, mais pas forcément révélé...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier jour de campagne ! Tout d'un coup, j'ai eu l'envie de me mettre à écrire, parce que les quelques jours de congé qui se présentent sont propices à ce genre d'exercice. C'est vrai aussi qu'à travers ce carnet de voyage en Mauritanie, ces pages écrites  l'autre jour dans le feu d'une histoire ordinaire, j'ai retouché à une certaine verve qui m'habite, et qui cherche à embellir le quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi présent, le désir sinon de participer, du moins d'être en phase avec l'époque. Souvent, en regardant en arrière quelques événements marquants de l'histoire, je m'interroge : et moi, où étais-je ce jour-là ? Pourquoi suis-je aux abonnés absents ? Les justifications de l'époque ne tiennent plus et me rendent morose, comme si je m'obstinais à rater le rendez-vous que l'histoire me propose, comme elle propose à tout être. Ces rendez-vous manqués tiennent surtout à la distance que j'entretiens avec l'agitation politico-sociale. Une distance qui naît de plusieurs choses. De l'indécision d'abord, dans laquelle je balance entre agir et ne pas agir, une forme de peur de me tromper... Le doute aussi sur la pertinence de l'action. L'action dont je parle ici, action politique, syndicale, se résume le plus souvent à participer à un défilé, éventuellement à un meeting ou une conférence. Aujourd'hui, c'est le seul niveau d'action politique... La grève est tellement grotesque dans ma situation, l'enjeu étant au plus un vague pourcentage, hypothétiquement remonté jusqu'au ministère ! puisqu'il n'y a pas d'impact ni sur le salaire, ni sur le système. Ce mode d'action n'arrive pas à me toucher même si je comprends que pour beaucoup le fait d'être dans une masse participe de l'illusion de faire l'histoire. J'allais écrire que ça ne me touche pas, parce que je suis un homme moderne, mais le mot est dérisoire, et tout a tellement été écrit sur le postmodernisme ou hyper modernisme que c'est finalement très XVIIIe siècle d'employer encore le mot ! Homme moderne, c'est-à-dire fortement habité de la croyance en mon propre destin, et dans l'impact de ma présence et de son action sur l'avancée du monde. De ce point de vue, à quoi bon se dissoudre dans la foule, juste pour faire nombre, et s'alléger de toute responsabilité personnelle en s'abritant, en s'effaçant, en s'aliénant à des mots d'ordres caricaturaux... Je suis donc comme tant d'anciens 68-huitards en quête d'un positionnement politique, à la fois efficace c'est-à-dire qui participe effectivement à changer les choses, et enraciné dans ma foi personnelle, plutôt que instrumentalisé par une quelconque idéologie ratiocinant. De cette quête, très probablement, vient l'engagement professionnel, en contrepoint du désenchantement du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc écrire aujourd'hui, c'est poursuivre l'espoir de rapprocher « la » politique au sens vulgaire du terme, et le politique. Parce qu'au final, la vie ensemble avance quand même. Le plus souvent en aveugle, travaillée par quelques forces obscures : l'économie, la culture, la peur surtout, toutes mises en musique par quelques idéologies qui essaient tant bien que mal de la rattraper, mais ne l'orientent jamais vraiment en profondeur, sauf dans quelques cas extrêmes, et qui deviennent, à cause de ce « succès » terrible, abominables (le système nazi, les khmers rouges, les Hutus, les Serbes, etc.). Mais on ne peut pas se contenter de cette marche chaotique. On peut, on doit continuer à rêver, à espérer que nous avons les moyens et la force de donner du sens à notre vie ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc j'aimerais bien avoir la force de raconter, chaque jour qui vient, l'histoire de ma campagne présidentielle. Et vraiment il faudrait que je réussisse à m'en tenir à cette relation d'histoires, plutôt que de me laisser aller, comme ce soir à philosophailler en me prenant pour un grand penseur quand je ne suis qu'un ramassis de courants d'air. Si au moins j'arrivais à bien sentir les vents qui soufflent autour de moi !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3248371101995309783?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3248371101995309783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-31-mars-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3248371101995309783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3248371101995309783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/04/retour-vers-le-futur-31-mars-2007.html' title='Retour vers le futur : 31 Mars 2007'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-2381227083507637493</id><published>2010-03-21T18:34:00.002+01:00</published><updated>2010-03-21T18:41:14.497+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Imbécile et médiocre</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Hier, samedi 20 mars, à la veille du 2ème tour des élections régionales, nous avons trouvé un tract dans la boîte à lettres. Quand a-t-il été déposé ? Avant, après la clôture officielle de la campagne, on ne saura pas et ça n'a guère d'importance. C'est quand même limite par rapport à la légalité, on avait eu la même chose et dans le même sens lors des municipales en 2008 : est-ce que ça deviendrait une habitude?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tract signé d'un "collectif des contribuables sébastiennais"  qui appelle à voter pour la liste de Christophe Béchu. Un tract qui dénonce une Région qui ne nous aide plus, nous : les pauvres gens du Sud Loire. Outre le fait que l'aide évoquée ici n'est pas une compétence de la Région, on reprend ici cette vieille lune politicienne qui voudrait que l'argent des impots retourne toujours à ceux qui le donnent, étonnante conception de la solidarité dont se prévaut pourtant notre ville ! Une région qui jette l'argent du contribuable par les fenêtres, dans la communication, les frais de fonctionnement et les voyages aux quatre coins du monde. Un tract qui appelle à une "bonne gestion de l'argent public". Ce tract me met en colère, parce qu'il contribue à pourrir le débat démocratique à Saint-Sébastien en ressassant des mauvais procès et la haine tenace d'un espoir de changement par la gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le fond d'abord : en balançant des chiffres sortis de leur contexte à la tête des gens, on les étourdit, et au final, on les trompe. J'ai repris les avis d'imposition de 2005 et de 2009. Pour la Région, j'ai payé 8€ de plus soit 8,8 % ; pour la même période, pour la commune, j'ai payé 106 € de plus soit 9,9 %. On admirera l'impact réel du comportement soi-disant dépensier de l'accusée. Quand, à Noël dernier, la ville faisait de la publicité gratuite sur les murs de la ville, à la radio, pour le marché de Noël du Centre Ville (qui bénéficie à qui, sinon à des intérêts privés ?), quand elle s'offre une campagne d'auto-promotion une fois par mois, quand elle finance les déplacements "humanitaires" ou autres des élus (enfin, j'espère que ça ne concerne bien que des élus...) dans les villes jumelées, tout cela aux frais du contribuable sébastiennais, ce collectif anonyme s'en émeut-t-il ? Pas que je sache...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce tract me met en colère par sa forme : c'est qui, ce collectif qui n'a pas le courage de dire d'où il parle ? Qui a les moyens d'imprimer de tels tracts, en telle quantité, à part la mairie ? D'ailleurs, on y retrouve le ton de notre maire, ce ton de pseudo bon sens, à la portée du premier cochon de payant venu. S'est il cru obligé de porter secours à son bon maître en bien fâcheuse posture ici même à Saint-Sébastien pourtant conservé si haut la main il y a deux ans ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce tract sent mauvais, il m'évoque des comportements nauséabonds : faire peur aux gens pour les maintenir sous sa coupe. Eh bien, non, on n'a pas peur ni de dire qu'on n'est pas d'accord, ni de choisir une autre voie que celle voulue par nos notables.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-2381227083507637493?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/2381227083507637493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/03/imbecile-et-mediocre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2381227083507637493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2381227083507637493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/03/imbecile-et-mediocre.html' title='Imbécile et médiocre'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6041999722773424068</id><published>2010-01-30T22:39:00.005+01:00</published><updated>2010-03-21T18:36:29.489+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Bonne année quand même !</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le 30 Janvier, il est 22h et quelques ; demain ce sera le 31, donc le dernier jour normalement admis pour adresser ses vœux Alors j’en profite pour souhaiter une bonne année à tous ceux qui passeraient par là, par hasard forcément.  Et puisqu’il y a longtemps que je ne lui ai pas écrit, je glisserai quelques mots à notre maire, si égal à lui-même ces temps-ci, que c’en est soporifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En date du 1er Janvier sur son blog, on lit «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Je vous souhaite une année de solidarité, une année pour prendre le temps de regarder autour de vous, une année pour cesser les oppositions qui n'amènent à rien et pour avancer ensemble vers un avenir plus serein.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce que j’ai essayé d’y ajouter en commentaire :&lt;/span&gt; Monsieur le Maire, votre mot me laisse perplexe, en particulier quand je le rapproche de la récente campagne de communication municipale sur la démocratie participative. Dans la plaquette qui présente les diverses instances concrétisant cette démocratie, les portes pour y entrer n’ont en effet l’air qu’à demi-ouvertes. Les lieux les plus larges en terme de vie citoyenne (conseil de quartier, conseil des sages) sont verrouillés par le tirage au sort ou les médailles ; dans ces conditions, quel est le désir véritable d’avoir des débats ouverts ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même esprit, qu’est ce que c’est que ces « oppositions qui n'amènent à rien » ? En lisant cela, je comprends : toute opposition, toute contradiction ne mène à rien. Ce qui m’interroge fort sur l’envie de débattre. Déjà qu’on nous dit que le Conseil Municipal est un lieu de délibération et non pas un lieu de débat (Conseil du 18-12-2009), n’est-on pas en droit de s’interroger sur la réalité de cette démocratie participative ? S’il s’agit de ne parler que de ce qui va bien, s’il est interdit de ne pas être d’accord avec vous, que faut-il voir derrière cette démocratie participative, sinon un simulacre, visant à l’auto-célébration entre gens du même avis et réclamant l’allégeance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, ce n’est pas tout à fait comme ça que je conçois la solidarité. Je souhaite malgré cela que 2010 soit une année véritablement démocratique, condition siné qua non pour devenir effectivement solidaire&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6041999722773424068?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6041999722773424068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/01/bonne-annee-quand-meme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6041999722773424068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6041999722773424068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/01/bonne-annee-quand-meme.html' title='Bonne année quand même !'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6025134185977755545</id><published>2010-01-24T23:07:00.001+01:00</published><updated>2010-01-24T23:09:19.776+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Apprendre ?'/><title type='text'>Université : mettre le cap sur l’essentiel…</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Sous l’effet des mutations en train de la transformer, l’université est en proie à une tentation suicidaire : quête d’identité et hésitations quant à ses missions fondamentales engendrent une fuite en avant à l’issue incertaine. Les apparences sont pourtant flatteuses : avec la LRU, avec le prochain grand emprunt, l'université semble en train de changer d'époque. Autonomie, moyens supplémentaires, culture de l'efficience : un nouveau souffle serait-il à l’œuvre ? Il faut, pour en être certain, dépasser les discours qui, s’appuyant sur des indicateurs discutables (classement de Shanghai, coût par étudiant) mais  faciles à comprendre, parlent d'excellence de la recherche, de réussite pour tous, de bonne gestion. Deux signes parmi d’autres, de cette fuite en avant, posent largement question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, la mise en jachère de la mission de formation : parce que la recherche française fonctionne mal, le pouvoir a tranché dans le vif : il faut produire, publier, faire du chiffre. Beaucoup d’enseignants  chercheurs ont emboîté le pas, séduits par la promesse d'un meilleur statut, de meilleures conditions de travail, de carrière et de rémunération. Ce qu'on a sous-estimé, c'est que cette pression allait les conduire à tout miser sur la recherche, au détriment de l'enseignement. Or enseigner à l'université, ce n'est plus aujourd’hui seulement transmettre du savoir, c'est avant tout accompagner des jeunes qui attendent beaucoup. Ce qui sous-entend : avoir le souci du sens de la connaissance (à quoi sert-elle ?), comprendre que la connaissance et les compétences qui la concrétisent se construisent en réseau : plutôt une conscience s'élaborant dans l'interdisciplinarité qu’un empilement de disciplines hétérogènes, comme il y a quelques années. L’organisation des formations doit être cohérente avec cette perspective : non pas la juxtaposition hétéroclite d'intervenants obligés de se comporter en « turbo-prof » pour produire en recherche et faire avancer leur carrière, mais de véritables équipes pédagogiques, rassemblées autour de l'envie de faire réussir les jeunes. Les politiques, les responsables universitaires qui voient les choses de loin, n’ont pas compris le besoin des jeunes arrivés en masse à l’université : au delà d’apprendre, être accompagné jusqu’à l’entrée dans la vie active.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second exemple : la bureaucratisation des universités. La loi LRU visait à donner aux universités la latitude nécessaire pour améliorer leur performance en les dotant de certains atouts de l'entrepreneuriat. Pourquoi pas ? Sauf que l'université ne sait pas fonctionner comme une entreprise : dirigeants élus, personnels sous statuts, fonctionnement très réglementé, etc. Ce contexte génère une techno structure à deux niveaux : la formation au contact direct des jeunes et de leurs besoins, et l'administration, déconnectée du terrain, qui s'en tient à des chiffres : nombres d'étudiants, charges d'enseignement, budgets. L’administration met en place des procédures pour faire fonctionner l’ensemble, inévitablement au mieux de ses intérêts : le souci des étudiants et des enseignants de leurs activités, de leurs compétences, est de fait soumis à la loi bureaucratique. Par exemple, les IUT, composantes de l’Université, habitués à innover dans l’autonomie et la responsabilité, sont en train d’être démantelés au nom de cette autonomie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sortir de ce piège, il faut avancer sur plusieurs points. D'abord trancher dans le malentendu recherche / formation : pour que le nouveau statut des enseignants chercheurs soit efficace, il faut que la mission de formation soit effectivement reconnue. Nous en sommes encore très loin aujourd’hui, le flou le plus grand régnant quant à l’appréciation de cette activité. Deuxième point : la massification de l'enseignement supérieur depuis 40 ans n'a jamais été pensée véritablement. On a, au mieux, aménager les cursus et les amphithéâtres, mais sans s'interroger sur quelles filières il fallait développer, pour quel parcours et pour quel avenir professionnel. A condition de dépasser des idées toutes faites (par exemple, l'université n’est pas au service des besoins de qualification du patronat), il faut penser les premiers cycles universitaires dans lesquels la voie professionnelle doit être considérée comme une voie prioritaire, car tout le monde n’a pas vocation à être docteur : la considération se mesurera aux moyens financiers qu'on y attribuera et à la qualité des enseignants chercheurs qu'on y affectera. Les IUT sont (encore) une réussite en ce sens, c'est leur exemple qu'il faut suivre, au lieu de le casser ! Dernier point : « small is beautiful » disait-on il y a 30 ans. Pourquoi ? Parce que des petites unités (quelques centaines d'étudiants) sont et demeurent à échelle humaine : elles sont souples, réactives, faciles à piloter, elles ne peuvent pas se permettre le luxe de la tentation bureaucratique, parce qu'elles sont soumises au contact direct avec les jeunes, les enseignants, le milieu environnant. Le challenge avec de telles unités, c'est d'en réussir l'égalité, la complémentarité et la mise en synergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nécessaire animation d’un réseau humain (étudiants, enseignants, administrations) est une vraie problématique moderne, et c’est le défi à relever d’urgence, pour nos jeunes et pour notre pays.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6025134185977755545?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6025134185977755545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/01/universite-mettre-le-cap-sur-lessentiel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6025134185977755545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6025134185977755545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2010/01/universite-mettre-le-cap-sur-lessentiel.html' title='Université : mettre le cap sur l’essentiel…'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7760905577487401350</id><published>2009-12-06T13:24:00.002+01:00</published><updated>2009-12-06T13:27:28.520+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Suppression du Conseil Municipal à Saint Sébastien ?</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Bonjour M. le Maire,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai rien de spécial à dire à propos de Robert Maura dont je ne connais pas l’œuvre mais il faut bien s’accrocher à une rubrique pour vous faire part de nos réflexions, dont acte ! Je voulais en effet m étonner par rapport à la vie démocratique à Saint Sébastien. Comme beaucoup sans doute, je suis la vie municipale à travers ce qu’en relate la presse régionale, et je ne crois pas avoir entendu parler d’un conseil municipal depuis celui de juin dernier. Est-ce que la presse a failli ou bien : est-ce qu’effectivement, aucun conseil n’a siégé depuis bientôt 6 mois ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vérifier, je suis allé sur le site web de la mairie où je pensais trouver les comptes-rendus des conseils passés. Les éléments les plus récents datent d’Octobre 2008, et ce sont les relevés de décisions, pièces administratives très évasives qui ne renseignent pas vraiment sur les réalisations concrètes. Par exemple, je regardais le document relatif aux demandes de subventions culturelles : ne serait-il pas intéressant de dire explicitement ce que la ville subventionne : il me semble que ce serait un exercice utile de transparence. Donc une première proposition : dire ce que fait la mairie de nos impôts locaux, et ce, de manière compréhensible, pas en se cachant derrière des arguties technocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au Conseil municipal, je trouve très dommage qu’il ne se réunisse pas. J’imagine que la municipalité fonctionne donc sans débat public. Je ne suis pas au fait de toute la réglementation, mais il me semble que pas mal de décisions devraient être soumises à l’approbation de ce Conseil, non ? N’est-ce pas le minimum quand on ambitionne de faire de Saint Sébastien un modèle de démocratie et de rassemblement au dela des opinions politiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vous lire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(post déposé sur le blog de J. Guerriau: cette fois, il semble publié sans modération, ah bon ???)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7760905577487401350?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7760905577487401350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/12/suppression-du-conseil-municipal-saint.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7760905577487401350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7760905577487401350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/12/suppression-du-conseil-municipal-saint.html' title='Suppression du Conseil Municipal à Saint Sébastien ?'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-9201327870290281059</id><published>2009-11-17T22:18:00.002+01:00</published><updated>2009-11-17T22:22:45.493+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Questions de "Bonheur Intérieur Brut"...</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;C’était ce soir sur RTL, « la première radio de France » que j’aime écouter pour sentir comment les « petites gens » se positionnent dans notre temps, plus exactement comment la ligne éditoriale choisit de positionner ces petites gens dans l’ère du temps : franchement à droite, avec quelques bons sentiments résolument à gauche. Bref, c’était à l’heure de « On refait le monde », avec une troupe habituelle de commentateurs rompus à l’air de se faire mousser les uns les autres, en un spectacle qui ne sert à rien d’autre qu’à occuper l’espace : le café du commerce érigé en agora du XXIème siècle. Ce soir, pour terminer, il était question de cette tentative, portée présentement par Nathalie Kosciusko-Morizet, d’évaluer le « bonheur intérieur brut », plutôt que d’en rester au déraisonnable PIB qui rend compte d’une facette de l’activité humaine, tout en en travestissant les résonances humaines. Un des commentateurs s’emportait, dans la foulée, contre cette société où il ne semble pas y avoir d’autre horizon que celui de la consommation, de l’accumulation de fringues, d’objets technologiques, et tutti quanti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las, quelques secondes plus tard, la pub nous ramène aux dures réalités terrestres et enchaîne sur un des tubes du moment : la « joie BMW ». Vous avez forcément subi cette énormité, à la radio, au cinéma, dans la presse… BMW, héraut de la société de l’esbrouffe et du « m’as-tu-vu », thuriféraire de la bagnole, de sa consommation, de sa vitesse excessive, BMW veut se vendre en tentant – ce n’est pas maladroit, c’est grotesque – d’apparaître comme la promesse de ce bonheur intérieur brut ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va bien falloir, un jour, en finir avec ces archaïsmes, ces anachronismes plutôt qui persistent à polluer d’abord nos routes et nos villes, puis l’espace sonore et visuel : il faut boycotter BMW, ses illusions et ceux qui s’en font les relais.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-9201327870290281059?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/9201327870290281059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/questions-de-bonheur-interieur-brut.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/9201327870290281059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/9201327870290281059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/questions-de-bonheur-interieur-brut.html' title='Questions de &quot;Bonheur Intérieur Brut&quot;...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3973980582990560710</id><published>2009-11-17T22:16:00.002+01:00</published><updated>2009-11-17T22:23:47.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>La vie ? Quelle vie ?</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;"Avez-vous eu la vie que vous désiriez avoir ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Réponse de Charles Aznavour :&lt;/span&gt; "Non, j'ai eu mieux. Je n'attendais pas autant"&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(lu dans Ouest-France de ce jour)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3973980582990560710?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3973980582990560710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/la-vie-quelle-vie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3973980582990560710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3973980582990560710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/la-vie-quelle-vie.html' title='La vie ? Quelle vie ?'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3444610906281186106</id><published>2009-11-11T22:14:00.005+01:00</published><updated>2009-11-17T22:15:47.852+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Un projet pour Saint Sébastien ?</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que faire de la politique, à l’échelle d’une ville comme Saint Sébastien, quand on est un simple citoyen qui a envie d’être de participer à l’évolution de la vie dans la cité ? Je me suis posé cette question, pour alimenter, à l’intérieur de CAP à Gauche, le débat : je sens que nous avons de la difficulté à prendre place dans l'espace public, en particulier à dépasser le stade de l’inventaire critique. Je me souviens du souci de pragmatisme, du besoin de travailler à partir du concret du terrain : c’est évident que ça ne sert à rien de se positionner sur des grands principes aussi généreux que vagues (la solidarité, la culture, etc.), encore faut-il réussir à donner une résonance concrète locale à ces aspirations. En l’état actuel de notre activité, j’apprécie le travail mené par les différents groupes, mais je me demande où il va et ce qu’il vise au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour entrer dans le cœur du débat, j’ai besoin de me reformuler ce que je mets sous le mot politique &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, la politique, c’est prendre en main la chose commune, la cité comprise comme « les gens contraints à exister ensemble", que ce soit sur le plan vital (pouvoir satisfaire ses besoins vitaux : se nourrir, se loger, se soigner, le minimum pour rester en vie – la dimension économique au sens large), sur les plans éducatif, sécuritaire, culturel, religieux, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci posé, la réalisation de la politique se fait d'une part au nom d'un point de vue sur la vie ensemble et d'autre part, à travers l'exercice d'un pouvoir légal, exécutif qui contraint l'individu à se plier à la règle commune. Nul n'échappe à cette double nature de la politique, ni au risque de se focaliser sur la seule vision (en perdant de vue la nécessité de prendre ses responsabilités dans l’exercice du pouvoir) ou sur le seul exercice du pouvoir (rechercher le pouvoir pour lui-même, en perdant de vue ce qu’il sert).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Saint-Sébastien comme ailleurs, nous sommes dans ce tiraillement entre vision et pouvoir. Regardons-y de plus près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quant à la vision&lt;/span&gt;, j'estime que l'équipe en place n'en a pas. Elle a probablement des objectifs de bonne gestion, quelques bons sentiments écologiques et solidaires, mais au-delà ? Elle oeuvre au jour le jour, elle gère, ce qui n'est sans doute pas si mal pour la majorité. En face, y a-t-il une vision ? À vrai dire, je n'en sais rien. Des bons sentiments, là encore, oui, certainement, mais est-ce suffisant ? De ce point de vue, nous sommes, à l'image de la gauche en général, en panne d’élan, en panne d'espoir, et -- il faut l'avouer -- ça plombe un peu l'ambiance. Pour avancer un point de vue à l’échelle, d'une ville moyenne comme Saint Sébastien, il faut une vision, un souffle qui donne du sens à des actions qui, si on les considère unitairement, n'ont pas nécessairement un intérêt déterminant (je pense à ces projets d'équipements communaux, programmes de logement, aménagements de voirie, animations pour les anciens ou les jeunes, etc.). Il s’agit alors de créer un mouvement autour duquel les gens se rassemblent pour progresser chacun et ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quant à l'exercice du pouvoir&lt;/span&gt;, il faut reconnaître au maire une habileté certaine : communiquer, serrer des mains, être proche et accessible, il sait très bien faire et ça fonctionne. En face, qui sommes-nous, que pesons-nous ? Peu de choses en vérité. Il y a même le risque que nos actions (soirées publiques : Europe, Centre Socio Culturel, Alzheimer) soient ou bien marginalisés parce que trop marquées comme anti-maire, ou bien récupérées parce que pas assez identifiées comme éléments porteurs d'une vision alternative. Dans ces actions que nous menons, il y a risque d'épuisement si nous nous limitons – et c’est normal - à accumuler les preuves de tout ce qui ne va pas, et à guetter tous les faux pas de la mairie : nous allons élaborer une critique en règle certes mais à la traîne de ce qui se passe et pourquoi faire au juste ? Dans l'état actuel de notre positionnement, j'ai souvent ce sentiment qu'il y a, plus ou moins confusément, plus ou moins sincèrement, l'envie de prendre le pouvoir des mains de l'actuelle équipe, et pas forcément plus. Nous devons ancrer notre combat dans non pas « prendre la place de Guerriau », mais dans « un avenir X, Y, Z pour Saint-Sébastien ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, l’important, c’est le fond, la direction, non pas en général, dans les grandes idées un peu fumeuses de la gauche, mais très concrètement, des idées qui répondent à la question « quelle vie nous voulons vivre à Saint Sébastien » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment avancer ? Ce n’est pas forcément évident, parce que nous avons beaucoup de mauvaises habitudes, des idées toutes faites, des croyances. Par exemple, une croyance qui sévit ces temps ci : ce que j’appelle vision, c’est une histoire de communication, donc il faut que le candidat maire sache bien parler et ça suffit. J’ai la faiblesse de croire que la politique n’est pas qu’une histoire de discours, qu’il suffit de trouver l’homme providentiel qui portera la bonne vision de la ville, de son identité et de son devenir, qui saura séduire les électeurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, je crois beaucoup à la construction collective, à la capacité de tout citoyen à participer au façonnage de l’espace public. Et c’est là-dessus qu’il me semble intéressant (essentiel ?) de s’appuyer pour avancer. Là dedans, nous aurons à démasquer aussi une très grosse mauvaise habitude, celle qui consiste à rechercher des solutions, avant d’avoir identifié les problèmes à résoudre (je sais, ce n’est pas une mauvaise habitude, c’est presque une maladie professionnelle dans tous les secteurs d’activité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour prendre les choses par le bon bout, il faudrait d’abord poser un point de vue, puis rêver (un peu) un futur.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poser un point de vue&lt;/span&gt; : c'est-à-dire : 1er temps = relever des faits qui disent la via à Saint Sébastien (en ce sens, le travail fait dans différents groupes est très intéressant), 2ème temps = exprimer ce qu’on vit face à ces faits : ça nous permettra de délimiter ce qui pose vraiment problème à Saint Sébastien, non pas en termes abstraits, mais en terme de vécu concret pour les gens (un vécu dans lequel des gens autres que nous pourront se reconnaître)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;P&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;roposer un projet&lt;/span&gt; : 1er temps = se donner le temps de rêver à ce qu’on aimerait mieux vivre, là encore très concrètement mais sans se brider d’emblée par des « c’est pas possible, on n’a pas les moyens, les gens ne voudront jamais », 2ème temps = fixer des priorités (avec les moyens qu’on mobilise pour cela), puis identifier des actions effectives qui permettent de concrétiser les rêves qu’on porte.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;A partir de là, on peut parler de projet d’alternative politique.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3444610906281186106?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3444610906281186106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/un-projet-pour-saint-sebastien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3444610906281186106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3444610906281186106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/un-projet-pour-saint-sebastien.html' title='Un projet pour Saint Sébastien ?'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-1832321139493298880</id><published>2009-11-10T23:26:00.002+01:00</published><updated>2009-11-10T23:28:41.427+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>« La route » de Cormac McCarthy</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;À quoi sert un livre ? Kafka disait qu'un livre doit être la hâche qui brise la mer gelée en nous. Il n'est pas sûr que tous y parviennent. À la fin de celui-ci, je mesure que j'en lis certains en étant porté par l'histoire, le style, dans l'instant où je lis. Passé ce temps de la lecture, il ne m'en reste pas forcément grand chose au-delà du sentiment d'avoir passé un agréable moment, en compagnie de Philip Roth ou Colum McCann, Zafon, Bello, Tejpal, Le Carré Auster plein d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que ce sera la même chose avec « la route »... À la sortie pourtant, la sensation est autre, comme si ce livre avait ouvert une brèche, une vraie brèche sur un autre univers. J'avoue qu'au début, je n'y ai pas vraiment cru, à cette histoire d'après l’apocalypse, nucléaire vraisemblablement. Ces personnages dépouillés de tout, errant vers un Sud qui ne fait plus rêver, ce style à plat, à rebours de tout effet grandiloquent, au ras de l'insignifiance de la survie. Et puis, j'ai été capté, magnétisés par ce froid, ce vent, cette pluie incessante, cette cendre qui flotte dans l'air et a remisé dans le souvenir des adultes ce que pouvait être le soleil. Je me suis fait prendre par cette quête impossible d'un espoir improbable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc ce monde vers lequel nous avançons à grands pas, un monde à survivre, un monde où l’on envie les morts, alors qu'il faut se débattre entre les débris échoués de notre vie technicienne, la peur des méchants, et le vide qui emplit tout l'espace. Un monde d'après l'humain, où l’on n’est même pas sur qu’il y ait, non pas l'espoir, mais - au mieux - l'hypothèse d'un redémarrage de ce qu'on appelle présentement la vie. Éminemment noir, ce livre à la couverture aridement blanche fait basculer dans le gris, le même que celui que Ricoeur évoque pour dénoncer les pièges des idées toutes faites. Au final, ce gris là, sous l'implacable lucidité qui annonce des lendemains qui ne chantent pas, n'est pas si désespérant. Il nous ramène, comme l’enfant, à l'essentiel d'aujourd'hui, en attendant demain : « on est des gentils, n'est-ce pas Papa. ? »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-1832321139493298880?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/1832321139493298880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/la-route-de-cormac-mccarthy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1832321139493298880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1832321139493298880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/la-route-de-cormac-mccarthy.html' title='« La route » de Cormac McCarthy'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-9130979113577010296</id><published>2009-11-10T22:37:00.002+01:00</published><updated>2009-11-10T22:41:14.597+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Sur Marx/2</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La deuxième idée qui m'a arrêté dans cette pseudo lecture hyper rapide de Marx, s'est cristallisée sous le mot de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réification&lt;/span&gt;. Dans la passoire à gros trou qu'est la tête qui me sert de machine à comprendre, ce mot renvoie à la transformation, par le capitaliste -- pour faire encore expéditif -- de la valeur en chose. Quand la valeur est le produit d'un travail humain, cette transformation vise à considérer l'homme - derrière son travail - comme une chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis ces temps  très sensible à une telle assertion : difficile de nos jours d'échapper à ce réductionnisme. Quand j'achète une chose, j'achète le travail des personnes qui l'ont produite, et la valeur de ces personnes se résume à la chose achetable. Comme consommateurs, nous n'avons guère envie, le plus souvent, de percevoir des existences à l'oeuvre ; il est plus facile, plus paisible moralement, d’en rester aux choses et à elles seules. Or, avec l'importance croissante des services, et la montée en complexité des multiples objets (matériel autant qu’immatériel -- cet infini informationnel qui nous assaille) du quotidien, cette question du rapport aux choses, du rapport au monde, aux êtres comme choses, devient centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du petit caillou 5 x 5 qui me sert de promontoire pour regarder le sens de la vie, je n'ai pas les moyens de disserter sur cette construction de l'homme comme chose, sur cette transition inquiétante de l'humain vers l'objet, mais je sens que Marx la remet au centre de la question de la personne en prise dans l'échange avec ses semblables. En moi ça rejoint des interrogations aiguisées par la crise économique. J'ai l'impression que les chiffres ont une responsabilité particulière dans la chosification de l'humain. Bien sûr, les chiffres ne sont qu'un symptôme, qui devient l'outil privilégié de la réification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment le chiffre opère ? Par l'apparence d'une mesure de l'activité humaine qui acquiert, à travers lui, une forme de légitimité. Aujourd'hui toute activité se décline en chiffres : alimentation, santé, consommation, culture, loisirs, relations, le travail évidemment, aucun secteur de la vie ordinaire n'y échappe. Pourquoi le chiffre a-t-il cette légitimité ? Parce qu'il sert les intérêts d’une partie de la société, cette part née dans les Lumières, qui s'est battue sous la bannière de la raison pour contrecarrer l'hégémonie d'un pouvoir se maintenant au nom d'une supposée prééminence du sang ou de la religion. La société de la Raison a engendré un nouveau discours, en quête d'une autre vérité, objective ; elle a donné un prodigieux coup d'accélérateur aux sciences, ouvrant la voie au progrès, devenu pour longtemps l'espérance ultime des temps modernes qui, en certains endroits, continue à croire que seule la technologie peut répondre aux problèmes qui nous assaillent. Cette société du chiffre arrive aujourd'hui en bout de souffle : à force de tout rationaliser, de tous ranger en indicateurs chiffrés, nous avons perdu le sens de l'existence : certes la raison a son rôle à jouer dans la conduite de l'existence, mais pas seule, sans doute auprès du sentiment religieux qu'elle a voulu remplacer, mais ce qu'aussi d'autres choses que nous avons à faire venir, quelque chose de l'ordre du senti. Une nouvelle donne qui nous installe - durablement - dans l'incertain, l’imprévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sorte de destin en forme d'équilibre instable, comme Marx peut-être l'avait pressenti, mais qui fait peur : les choses dans leur prévisibilité et leur immobilisme sont toujours plus rassurantes qu'un élan vital qui peut tout devenir, et même nous bousculer rudement. Là encore, Marx n'avait pas tout à fait tort quand il dénonçait l'âpreté du capitaliste a accumuler des choses, toujours plus de choses, en une interminable fuite en avant qui masque la nécessité de faire face à l’indécis.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-9130979113577010296?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/9130979113577010296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/sur-marx2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/9130979113577010296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/9130979113577010296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/11/sur-marx2.html' title='Sur Marx/2'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7644117412512027226</id><published>2009-10-21T23:38:00.001+02:00</published><updated>2009-10-21T23:40:11.902+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Sur Marx/1</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers mois, Marx est revenu sur le devant de la scène. Avec la crise, sa pensée a paru retrouver une place de premier plan pour expliquer ce qui se passait. Cet été, j'ai vagabondé du côté de l'histoire de cet homme et de sa pensée. Trois points m'ont arrêté par leur acuité et leur actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord son analyse du capitalisme, un système alimenté par l'accumulation sans fin. Le phénomène est devenu tellement évident qu'il en est désormais transparent, c'est-à-dire qu'on n'en perçoit même plus la prépondérance. On lui a donné un autre nom : société de consommation, qui sembleraient vouloir dire qu'on n'accumule pas mais qu'on consume (merci Nicolas Hulot pour ce résumé très efficace). Si les deux réalités ne  sont pas strictement superposables, elles sont toutes les deux de la même veine, celle d'une fuite en avant à travers la possession. Que le besoin d'avoir concerne de l'immobilier, des bagnoles, des fringues ou des chaussures, des objets technologiques, voir même de la culture, n'y change pas grand-chose : nous sommes d'un temps où l'on n'en a jamais assez. L'histoire après Marx a montré que, malheureusement, ce fonctionnement n'était pas le propre d'une classe : quand un individu, un groupe s'extirpe de la misère matérielle, ils oublient quasi aussitôt celle-ci et, au lieu d'avancer en sagesse, pour vivre seulement selon leurs besoins, ils sombrent dans le toujours plus. A tel point que le discours syndical (français) a du mal à dépasser la stricte revendication pécuniaire. Autrement dit, au-delà du "comment" du besoin d'accumuler sans fin, il nous reste à en questionner le "pourquoi ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce pourquoi, fait irruption le désir, part sensible de la personne et des groupes qui inscrit la déraison à la place du rationnel dont le commandement de nos comportements. Le sensible n'est pas en soi  déraisonnable, sauf pathologie avérée : il constitue une part importante du jugement. Longtemps nié, encore largement sous-estimé, il doit participer à la conduite de nos actions aussi bien individuelles que collectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l'accumulation sans fin de bien, je la perçois comme une déviance de cette part sensible, alimentée par la peur de manquer. C'est comme si, aujourd'hui, plus nous avons, plus nous avons peur de perdre ces biens, et que, pour combattre cette peur, nous ne cherchions qu'à étendre la surface de ces biens, en feignant de croire que la peur est au-delà de la surface de nos choses. De la même manière que l'augmentation de la sécurité dans notre société semble faire grandir encore plus le sentiment d'insécurité. L'homme en général, chacun de nous donc, se révèle chaque jour famine, la peur de manquer se dévoilant non pas au loin, au-delà des biens accumulés, mais au coeur du ressenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la pensée de Marx reste d'actualité, elle n'a pas aujourd'hui les moyens de nous donner à penser jusqu'aux racines personnelles, individuelles, de la transformation du monde. Désormais se fait jour la recherche d'un autre ordre, assumant ses famines. Se détournant à la fois du rationalisme calculatoire d'une technocratie aveugle au sens de son évolution (car ce sens ne peut pas se chiffrer) et de la passion sensible, exacerbée par des marchands de bonheur à la petite semaine, une autre vision du monde émerge, encline à la modération, à la frugalité, soucieuse d'en finir avec la fuite en avant. Pour que cette vision prenne place dans les consciences, et ça ne se fera que par petits pas et petites touches, il faudra sortir de la peur, de la passion et et se défaire d'une raison trop chiffrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7644117412512027226?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7644117412512027226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/10/sur-marx1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7644117412512027226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7644117412512027226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/10/sur-marx1.html' title='Sur Marx/1'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7091125169273814937</id><published>2009-10-06T23:25:00.003+02:00</published><updated>2009-10-09T22:59:59.354+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Monsieur le Maire trahi par Fillon</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;"Que se passe-t-il ? j'n'y comprends rien...&lt;br /&gt;Y avait une ville, et y a plus rien..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Vanité des vanités, tout est vanité"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7091125169273814937?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7091125169273814937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/10/monsieur-le-maire-trahi-par-le-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7091125169273814937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7091125169273814937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/10/monsieur-le-maire-trahi-par-le-pas.html' title='Monsieur le Maire trahi par Fillon'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-1091049047704130534</id><published>2009-09-30T22:37:00.004+02:00</published><updated>2009-10-18T23:01:13.735+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>"j'ai découvert que seul le silence est libre"</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;Jan Karski, qui connait encore ? Comme des milliers d'autres, j'ai du le voir dans Shoah, c'était il y a longtemps ; ce qu'il me reste de ce film, c'est surtout tout ce qui continue à s'en dire au fil du temps qui passe. Jan Karski revit ces temps-ci à travers un roman de Yannick Haenel. Au delà du roman documentaire qui nous plonge au coeur de la Shoah et du mutisme (coupable ?) qui l'a entouré parmi les Alliés  partir de 1942, demeure l'infamie telle qu'elle est dite par Jan Karski à travers Haenel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui s'est passé il y a 65 ans retrouve ici une acuité qui nous transperce sans ménagement : ainsi, les dirigeants Alliés savaient dès 1942 que la Shoah était en marche. Ils savaient et ils ont laissé faire. Pourquoi ? Par un antisémitisme sournois qui aurait finalement trouvé, à travers les nazis, un bras capable d'exécuter la basse besogne, fantasmée depuis la nuit noire des temps : éliminer ce bouc émissaire de la race humaine qu'est le juif ? Si les dirigeants savaient et ont laissé faire, c'est que nous aussi nous savions et avons laissé faire. Et donc qu'aujourd'hui, quelque que soit l'endroit, nous savons et nous laissons faire les meurtriers. Pour dire l'abjection de sa position et, à travers elle, la nôtre, Y. Haenel met dans la bouche de Jan Karski un mot définitif, celui d'infamie. L'infamie à être là, à voir les victimes mourir, à voir les bourreaux tuer, l'infamie à voir sans rien faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me hante dans cette question de la Shoah, reprise en écho au Rwanda, en Bosnie, au Darfour, pour ne parler que des lieux les plus connus, c'est : jusqu'où ne rien faire ? jusqu'où laisser faire ? C'est encore : dans cette situation là, qu'aurais-je fait : bourreau actif ou passif par complicité, victime choisissant un martyre inutile, ni l'un ni l'autre, rien qu'infâme voyeur de la pire misère humaine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, il ne nous reste plus qu'à espérer qu'en cas de bégaiement de l'histoire, il y aurait - en nous - suffisamment de courage pour ne pas céder ni à la lâcheté du bourreau, ni à la faiblesse de la victime, ni à l'infamie de celui qui attend sur le côté, que les choses s'arrangent d'elles-mêmes. Qu'il resterait suffisamment de force pour demeurer dans la dignité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-1091049047704130534?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/1091049047704130534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/09/jai-decouvert-que-seul-le-silence-est.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1091049047704130534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1091049047704130534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/09/jai-decouvert-que-seul-le-silence-est.html' title='&quot;j&apos;ai découvert que seul le silence est libre&quot;'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-7941866427210971488</id><published>2009-08-17T17:20:00.003+02:00</published><updated>2009-09-30T22:38:43.683+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyager'/><title type='text'>Petit tour en Hongrie - le retour...</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;Avec le temps, les choses se décantent et des détails qu'on avait oublié reviennent à la surface et prennent de l'ampleur. Dans ceux-là il faut parler des tensions sous-jacentes qu'ici, en Europe Occidentale, on a tendance à sous-estimer. A moins que, dans nos beaux quartiers, ce soit qu'on les tienne prudemment à distance. Je veux parler des tensions communautaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Hongrie, le ressentiment vis à vis de la Hongrie historique semble vivace : en particulier, le regard sur la Transsylvanie est empreint de nostalgie. Selon Denis, et ses conversations avec ses collègues de travail, la Transsylvanie est perçue comme une part de la Hongrie plutot que de la Roumanie : ils la voient belle, même sans y avoir jamais mis les pieds, ils s'y voient chez eux, alors que le passé hongrois s'y efface vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus inquiétant, l'animosité vis à vis des Roumains, à cause de cette histoire, mais surtout des roms : perçus comme voleurs, comme peuplant les prisons ainsi que me l'avouait un disquaire à qui je voulais acheter des disques de musique tsigane, les roms ont endossé ici le costume du bouc émissaire idéal. Ceci étant, leur situation ne semble pas franchement meilleure en Roumanie, même si nous n'en avons pas mesuré grand chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette animosité nourrit des idéologies nauséabondes qui font surface à Budapest : pendant que nous y étions, un parti d'extrême droite, prônant une Hongrie pure, c'est à dire : catholique et débarrassée des juifs et des roms, a été interdit. La bête immonde n'est pas morte, elle prolifère même, attisée sans doute par d'autres extrémismes qui désormais ont pignon sur rue, les radicaux islamistes de toute obédience, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, on pense aussi à cette image, saisie à la dérobée : une femme d'une soixantaine d'année, apparemment tout à fait respectable (bref : rien à voir avec une clocharde), qui fait les poubelles à la nuit tombante, pour y trouver quelque chose à monnayer (une bouteille en verre dont elle va récupérer la consigne par exemple). Il faut dire qu'ici, les retraites sont "minimales", pour ne pas dire insignifiantes. Ce qui amène entre autres les enfants à vivre avec leurs parents âgés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Hongrie, pays émergent au bord de la faillite en ces temps de crise, nous rappelle d'où nous venons : elle nous dit aussi, peut-être, ce vers quoi nous allons.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-7941866427210971488?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/7941866427210971488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/petit-tour-en-hongrie-le-retour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7941866427210971488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/7941866427210971488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/petit-tour-en-hongrie-le-retour.html' title='Petit tour en Hongrie - le retour...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-1490309745556724482</id><published>2009-08-15T19:19:00.003+02:00</published><updated>2009-08-15T19:25:05.259+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Histoire de Centre socio-culturel...</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Z6Gw2wvQEuY/Sobu3JopY4I/AAAAAAAAANg/9ucniUzvRf4/s1600-h/Art1608.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px; height: 137px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Z6Gw2wvQEuY/Sobu3JopY4I/AAAAAAAAANg/9ucniUzvRf4/s320/Art1608.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370242236932514690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none; text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;En juillet dernier, j'ai été invité au départ en retraite de la directrice d'un centre socioculturel de la région nantaise. Ça a été, pour moi, l'occasion de sentir ce que ce qui vit dans cette structure, à travers les gens présents et ce qu'ils ont pu exprimer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Ce que j'ai vu en premier, ce sont des gens ordinaires, arrivés de leur quartier, avec leur histoire qui mêle emploi, famille, santé... On sent qu'il y a là, à côté des gens sans histoire, des éclopés de la vie, des gens en galère, des personnes seules. Tous ces gens sont venus là parce qu'ils ont vu de la lumière, derrière la porte ouverte. Ils sont venus pour briser la solitude, pour entrer en contact, pour, à travers tout cela, reprendre pied, reprendre confiance en eux et en la vie.  Ce qu'ils ont trouvé dans les activités, c'est une place pour exister. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Il y a, dans ce centre certes bien moins riche que le centre René Couillaud, un projet particulier qui vise à ce que ce soit les habitants eux-mêmes qui l'animent : ils ne viennent pas là pour consommer de l'activité, ils viennent pour être ensemble, pour être acteur et construire leur espace de vie commune. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;À travers la vannerie, les goûters lecture, l'aide aux leçons, ou la musique, ce qui s'exprime, ce n'est pas une production ou une technique, c'est d'abord et surtout un véritable lien social qui ouvre des possibles comme le redémarrage dans la vie après un coup dur (un accident, une séparation, la maladie, le chômage...) ou bien comme l'accès à la culture pour des gens qui en sont pourtant tellement loin. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;C'est ce lien-là et ses possibles qu'on a brutalement cassés à René Couillaud.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none; text-autospace:none"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-1490309745556724482?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/1490309745556724482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/histoire-de-centre-socio-culturel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1490309745556724482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1490309745556724482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/histoire-de-centre-socio-culturel.html' title='Histoire de Centre socio-culturel...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Z6Gw2wvQEuY/Sobu3JopY4I/AAAAAAAAANg/9ucniUzvRf4/s72-c/Art1608.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-3663259243759563426</id><published>2009-08-15T18:55:00.004+02:00</published><updated>2009-08-15T19:06:30.992+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Narcisse Sud Loire</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;L'agacement peut-il être démocratique et républicain, ou bien doit-t-il se résoudre à n'être qu'une aigreur honteuse et malfaisante ? Au risque de déplaire, j’opte pour le droit de dire ce que je pense de notre maire, non pas dans sa personne, mais dans sa fonction et la manière très particulière dont il la publie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'agace, et quelques autres dans la région, c'est son obstination à diffuser l’image lisse, proprette, souriante d'un édile dévoué à ses concitoyens pour les conduire sur les chemins heureux d'une vie communale agrémentée de tous les bons sentiments que la terre est capable d'héberger. Sous l'image, la réalité n'est jamais ni lisse, ni proprette, ni souriante, comme l'actualité récente nous l'a rappelé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'agace, c'est comment cette image est assénée aux Sébastiennais qui, pour la plupart, n'ayant pas le temps ou l'envie de chercher à comprendre, acquiescent benoîtement. Il est vrai que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chercher à comprendre, c'est commencer à désobéir&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m’intéresse ici c’est de démonter comment cette image est construite, fabriquée avec une grande application.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans la presse d’abord&lt;/span&gt;. Il fut un temps (premier mandat, début du second, en ce moment...) où la moitié des photos publiées dans la rubrique Saint-Sébastien de Ouest-France, montrait Joël Guerriau tout sourire au photographe, au centre d'une assemblée quelconque. La semaine dernière encore, nous avons eu droit à un article sur ses vacances, ses lectures (je croyais que notre maire lisait plus haut...) : pourquoi une telle insistance sur de telles insignifiances, qui relèvent de la vie privée ? Serait-ce que le maire veut jouer dans la cour des grands, et se tailler un costume &lt;span style="font-style: italic;"&gt;people &lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque analogue quant à sa déclaration suite au décès de Jean Joseph Régent : beaucoup de gens ont eu l'occasion de rencontrer cet homme important sur la région et il fallait qu'hommage lui soit rendu publiquement. Il ne me semble pas, pour autant, qu'il y ait eu des liens privilégiés entre Jean-Joseph Régent et Saint-Sébastien. En conséquence de quoi, on peut s'interroger sur la pertinence de la déclaration du maire dans Ouest-France (faite, donc, depuis son lieu de vacances ?). Une seule motivation semble nourrir cette déclaration : se faire mousser sur le dos d'un mort, faire parler de lui encore une fois, et s'afficher comme l'incontournable de la vie publique locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’épiloguons pas plus sur la « serviabilité » de Ouest France vis-à-vis de cette forme de communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur Internet&lt;/span&gt;, on trouve aussi pas mal de choses, certaines amusantes, d'autres plus désolantes. Dans la rubrique désolant, le site de la ville est-il le bon endroit pour afficher la tribune de la majorité (les commentaires très polémiques et très orientés, sur : l'affaire René Couillaud, puis le rapport de la Chambre Régionale des Comptes) ? C'est agaçant parce que c'est partisan, et qu'il n'y a pas de contradiction possible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve aussi le blog de Joël Guerriau : que celui-ci soit ouvertement dédié à la gloire du maire, c'est là encore agaçant surtout quand le narcissisme s'y étale sur : moi, mes bons sentiments, mes bonnes actions, ma femme (« Magnifique M. Guerriau » lit-on dans un commentaire !). Néanmoins, ça reste du domaine du compréhensible et du légitime. On ne questionnera pas non plus le fonctionnement de ce blog, sur sa modération à sens unique, sur qui le finance, en espérant que tout ça relève bien d'une stricte opération privée, et qu'aucun centime municipal n'y est crédité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rubrique « amusant », on trouvait une page Joël Guerriau sur Wikipédia ! En fait, cette page a été supprimée comme si « on » avait voulu mettre un article à la gloire de celui-ci, et que la pression démocratique l’avait remisé au placard, au motif que rien ne justifie un tel article, en tout cas certainement pas la stature politique ou littéraire ou associative de la personne concernée (au moins, c'est ce que les votants exprimaient).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dira que tout cela, « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;c'est de la comm'&lt;/span&gt; ». Certes, ce n'est rien de plus. Mais la comm' fatigue et agace, fut-elle astucieuse et efficace pour une majorité de Sébastiennais. D’autant qu’elle en vient à faire office de repoussoir : elle masque, elle discrédite même, ce qui est fait (et tout n’est évidemment pas à jeter dans l’action de la municipalité !), à force de partialité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus profondément, il est légitime de s'interroger sur ce qu'elle vise au-delà de l'autocélébration, au service de quoi elle travaille ? Dans le cas présent, de la même manière que chez le plus vulgaire de tous ces politiciens dont feint de se démarquer Joël Guerriau, l'enjeu est d'occuper les esprits, de leur marteler sans cesse : « je suis là, je suis votre maire et je vous aime », pour qu'aucune ouaille ne soit tentée d'aller voir ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'agace là-dedans, c'est la construction forcenée d'une société de notables, arc-boutés sur la conservation du pouvoir, de la notoriété et de ses colifichets (Ah ! le culte des décorations à Saint-Sébastien : le maire et sa Légion d'honneur, le premier adjoint et sa médaille de l'ordre national du mérite, son Conseil des Sages composés exclusivement de médaillés !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui ne suis qu'un vil brasseur de mots, même pas décoré du Mérite Agricole, je continue à rêver d'une autre vie à l'échelle de cette ville. Quelque chose dans lequel il n'y aurait pas d'un côté les notables et leurs affidés, adoubés par le prince local, et de l'autre le petit peuple, confiné à l'admiration de ses maîtres et au silence qui sied aux soumis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rêve à l'inverse, d'une ville où chacun aurait sa part dans la vie publique, où chacun pourrait faire valoir son opinion, où la voix de l'un vaut celle de l'autre, quelque chose comme une communauté sans notables préoccupés de durer en place plutôt que de servir l'ensemble. Je ne sais plus bien si c'est ce rêve-là qu'on appelle démocratie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-3663259243759563426?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/3663259243759563426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/narcisse-sud-loire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3663259243759563426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/3663259243759563426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/narcisse-sud-loire.html' title='Narcisse Sud Loire'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6286150967589179808</id><published>2009-08-14T23:27:00.006+02:00</published><updated>2009-08-15T17:11:01.409+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyager'/><title type='text'>Petit tour en Europe de l'Est...</title><content type='html'>&lt;div&gt;Comme vous l'avez remarqué, les cartes postales sont passées de mode. Néanmoins, c'est agréable de partager un peu de ce petit tour fait en Hongrie et Roumanie ces derniers temps, à l'occasion des derniers jours de mission de Denis au Ministère de l'Agriculture Hongrois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le message qui suit raconte notre périple, et vous avez 80 photos à votre disposition sur le site &lt;a href="http://picasaweb.google.com/remy.gourdon/HongrieRoumanieJuillet2009"&gt;http://picasaweb.google.com/remy.gourdon/HongrieRoumanieJuillet2009&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comment aller en Hongrie ?&lt;/span&gt; La Hongrie, petit pays d'Europe Centrale (8 millions d'habitants, mais la 2nde vile hongroise, après Budapest, est Cleveland aux USA), est accessible en voiture, en train ou en avion. Des compagnies low cost offrent des tarifs très attractifs : Easy Jet (moins de 100€ A/R en Février), Wizz Air cette fois. Il faut quand même ajouter : le train pour venir sur Paris, le transfert Paris-Beauvais, le supplément bagages. AU final, le prix du billet d'avion est vite multiplié par 2, voir plus...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Jonapot !" (Bonjour, en Hongrois) : dès qu'on monte dans l'avion, on est en Hongrie : le hongrois est une langue complètement étrangère à la nôtre = sonorités, structure des mots, pour ne parler que de ce qui nous est directement accessible, avec des accents partout et des "r" roulés autour de "â" ou de "é" très graves. Forcément, pour survivre, il faudra se débrouiller avec un anglais minimum. Mais on y arrive, la preuve ! Si ça va encore pour expliquer qu'on veut aller au "Wesselenyi utça,26", c'est par contre délicat de comprendre que le chauffeur de taxi qui appelle l'adresse qu'on a donnée, celle qui est bien écrite sur notre petit papier, avec une "musique" qui ne ressemble pas du tout à ce qu'on imaginait, s'adresse effectivement à nous.... Sauf que, malgré ces incompréhensions, c'est bien là qu'habite Denis, dans un bel appartement, au coeur du quartier juif de Budapest. Ce quartier, dont le point remarquable est la synagogue de Budapest repérable à ses deux tours, a été lors de la dernière guerre le ghetto dans lequel plus de 300000 juifs ont été parqués avant extermination à un rythme particulièrement élevé. On se dit que, dans cet appartement de 60 m2, il y avait peut-être, il y a 65 ans, une douzaine de personnes qui tentaient de survivre. Le quartier ne porte pas vraiment de traces de ce passé, si ce n'est quelques immeubles qui attendent impatiemment la rénovation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Szentendre au bord du Danube&lt;/span&gt; : en compagnie de Steve, un des amis fidèles (de Denis) parmi les fidèles depuis le collège, nous nous organisons une sortie vers cette petite ville située à une trentaine de kilomètres de Budapest : Szentendre (St André) est réputé pour être une sorte de Montmartre hongrois. On y retrouve des peintres caricaturistes, des artistes en tout genre mais aussi plusieurs églises orthodoxes. Ce qui est étonnant ici, c'est que les explications dans le musée religieux sont fournies d'abord en serbe (écriture cyrillique), puis en hongrois et en anglais. Cela tient à l'histoire : la ville a abrité pendant longtemps des Serbes qui se réfugiaient  contre l'invasion de leur pays (distant de 200 à 300 km) par les Turcs notamment (enfin, je ne suis plus trop sur de moi : pour la vérité historique, prière de se reporter à votre encyclopédie favorite !). On retrouve souvent cela dans ce pays : cette impression d'être dans un endroit qui a été traversé, de part en part, dans un sens puis dans l'autre, par tout le monde des Romains aux Russes en passant par les Turcs et les Tatares... A Szentendre, coule le Danube, et sur celui-ci, une navette pour nous ramener à Budapest et, au passage, admirer - dans le soleil sans nuage - les grands monuments qui font la célébrité de la ville : le parlement, le chateau sur la colline de Buda, auprès des églises Mathias et tutti quanti (il y a beaucoup, beaucoup d'églises dans cette Europe Centrale...). Certaines de ces églises, comme d'autres bâtiments du reste, offrent des toits très colorés (mais on a vu les mêmes du côté de la côte Normande). Sans oublier, bien sûr, l'incontournable Pont des Chaînes, connu de tous depuis Décembre 2008 quand Ophélie (étudiante française) y a disparu mystérieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A Pest, le Parlement, vu de l'intérieur&lt;/span&gt; : mercredi, c'est le bon jour pour visiter (rapidement, mais Steve reprend l'avion juste après) le Parlement, construit à la fin du XIXème siècle, à l'époque de la grandeur de la Hongrie, alliée à l'Autriche dans l'empire Austro-Hongrois. C'est assez imposant et finement doré, avec une majustueuse coupole autour de laquelle sont rassemblés toutes les grandes figures de l'histoire hongroise, de puis Arpad jusqu'à Elizabeth d'Autriche (enfin, c'est une Habsbourg mais je ne suis pas certain que ce soit bien elle).  Pendant cette visite, il est beaucoup question de la Hongrie historique, celle qui existait avant le traité de Trianon, signé après la guerre de 14-18 : cette Hongrie là était 3 fois plus grande que la Hongrie actuelle et 4 fois plus peuplée si j'ai bien compris. Elle comprenait une partie de la Slovaquie (au nord), une partie de la Croatie et de la Serbie (au sud), et une grosse partie de la Roumanie (notamment la Transsylvanie, à l'est).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bains à Gellert &lt;/span&gt;: Steve est parti, nous voilà donc tous les 2 à arpenter la ville, puisque Denis travaille au Ministère (si ! si !). Nous allons du côté de Buda, d'abord au pied de la statue de la liberté qui domine la ville pour commémorer la libération du joug nazi comme on dit. Les statues sont impérieuses, mais celles qui glorifiaient le libérateur russe ont été remisées dans le Parc des Statues, après 1989. Après avoir eu bien chaud à grimper cette colline, la destination qui s'impose, c'est les Bains : ça tombe bien, juste au bas, les bains Gellert sont à notre disposition, pour nous accueillir quelques heures. Les bains sont une grande tradition hongroise, les gens y passent des heures en rentrant du travail. A Gellert, le cadre est plutot sélect, et nous n'avons fait que les piscines extérieures, pas assez curieux ! L'eau y est chaude, et c'est vrai qu'on y reste facilement des heures. Par contre, on a loupé la grande vague ; si on avait su, on aurait guetté !&lt;br /&gt;En revenant vers chez Denis, via le pont Elizabeth, nous passons devant le Grand Marché (encore un joli toit, mais c'est surtout l'endroit idéal pour acheter plein de souvenirs à voir ou à manger). Et nous prenons la route de la Roumanie, via Debrecen, où nous avons retenu (enfin Denis, of course, notre hongrois et même notre anglais laissant à désirer...) une chambre à 3, mais Denis, pris par un festival où des copains l'attendent, rentrera de bonne heure, juste à temps pour prendre la route... Il faut dire d'ailleurs qu'après l'avoir conduit à ce festival, le GPS intégré dans l'iPhone a été drôlement pratique, parce que ce n'est pas facile de se retrouver dans le noir, sans vraiment de plan ni d'indications ! Nous roulons en Opel Astra, louée à un loueur local, chez qui c'est moins cher en cash que par carte bancaire. Et lui ne fait pas de difficulté : les loueurs plus "occidentaux" (Hertz, Sixte) majorent les prix pour les voyages en Roumanie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La putsza autour d'Hortobagy, sur la route de la Roumanie&lt;/span&gt; : pour mémoire, Denis au milieu de sa nuit (soit 30 mn), dans notre palace où apparemment les douches n'avaient pas été utilisées depuis quelques semaines, voire plus. Sur la route de la Roumanie, nous nous sommes arrêtés dans un parc national (Denis ne passe jamais auprès d'un parc national sans s'y arrêter), celui d'Hortobàgyi, qui est connu pour sa faune (beaucoup d'oiseaux que nous ne verrons pas parce que ce n'est pas leur saison ou qu'il fait trop chaud - nous y sommes à 10h, même heure qu'en France mais 2000 km à l'Est) et sa flore : la putsza, une sorte de steppe parsemée de chardons et de roseaux, dans laquelle la culture et la pature sont difficiles. Sur la photo de la maison du parc, on voit des cigognes : ici, elles sont en toc, mais nous en verrons quelques unes en Roumanie. Elles passent par là lors de leurs migrations. On a aussi l'occasion de voir cette variété de vaches à longues cornes, qui est  typique de la région. Dans l'après-midi, nous franchissons la frontière : dès le passage, on sent la différence de richesse. Le pays fait tout de suite un peu vieillot, avce ses pancartes délavées, ses installations agricoles, puis les gens au bord des routes qui vendent fruits et légumes, les charettes, les R12 rafistolées (en fait, ce ne sont pas des R12 mais des Dacia 1310, le partenaire roumain de Renault)... Dans les premières villes, ces églises parfaitement zinguées nous rappellent (on n'en savait rien en fait) nous rappellent que nous entrons la zone d'influence de la religion orthodoxe (majoritaire en Roumanie) ; les catholiques suivent un rite particulier, qu'on n'a pas bien compris il est vrai : ce sont les greco-catholiques ou uniates ou chrétiens orientaux. A la nuit tombante, nous trouvons un hotel à Baia Mare, un truc très bien pour le prix d'un Formule 1 ici ! Mais Marie-Thé et Denis n'ont pas eu le temps de profiter de la piscine disponible. Nos premiers contacts avec la population roumaine sont discrets : on remarque quand même que pour être servi dans un restaurant, il faudra être très, très patient (observation plusieurs fois confirmée !!!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En Vallée d'Iza, d'une biserica à l'autre...&lt;/span&gt; Au matin, alors que nous avons eu jusqu'à présent beau et chaud, le ciel est plus mitigé. Dans la journée, ça va même franchement se dégrader : il faut dire que nous allons dans la montagne vers la région des MaraMures. Cette région, enclavée entre les montagnes et l'Ukraine, a peu suivi l'évolution des temps modernes, et on y a souvent l'impression de retrouver nos campagnes d'il y a 50 ans, aussi bien dans la manière de vivre des gens (habillement, hospitalité) que dans les objets (outils agricoles notamment). Ce que nous en approchons en premier, ce sont ces "biserica", églises de rite gréco-catholique rescapées du XVIème siècle et environ. A l'intérieur (qui est tout petit, moins de 100 m2 donc rien à voir avec nos grands machins), la partie "public" est séparée de la partie liturgique par un rideau de tissu, qui doit être tiré lors de la messe. Ce qui fait le caractère de ces édifices, c'est leur architecture extérieure, avec un clocher à 2 étages, et les peintures sur bois qu'on trouve à l'intérieur. Les icones ici ont une place de choix. Un petit truc étonnant dans le cimetière qui jouxte l'église : plusieurs tombes, destinées à des couples, sont gravées des 2 noms, quitte à ce que le survivant n'ait pour l'heure que sa date de naissance gravée. C'est dire s'il est attendu de l'autre côté... Parmi les autres curiosités de la région, les meules de foin apparemment construites autour d'un pieu et les arbres à casseroles... Au cours de cette journée pluvieuse le matin, nous avons rencontré un couple de français qui nous a aiguillés vers une chambre d'hôtes à Vadu Izei, une chambre d'hotes qui ressemble plus à un hotel, avec une dizaine de chambres, et à l'entrée, un superbe portail en bois à l'image de ce qui se fait dans la région. Dans l'après-midi, nous avons visité un peu la région et, avec un peu de chances et beaucoup de patience, nous avons pu voir l'intérieur d'une église dont j'ai oublié le nom, avec de superbes peintures sur bois, un jugement dernier avec des Turcs et quelques autres dans le rôle des méchants. En rentrant, nous croisons un mariage (ça tombe bien, nous allons les enchainer : 3 d'ici début Septembre, Wessley et Cécile, Marion et Jeff, Aude et Alexandre). Dans ces campagnes, le défilé semble parcourir un bon bout de chemin, et pour tenir la cadence, il faut évidemment reprendre régulièrement des forces. Ici, c'est la palinka qui fait office. La palinka est une eau de vie de prune, qui a l'air de particulièrement bien descendre si l'on en juge aux bouteilles personnelles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des Maramures jusqu'à la Transsylvanie&lt;/span&gt; : Nous voilà déja à dimanche : en filant la route, nous passons auprès d'un monastère à Barsana. Un monastère apparemment réputé, puisque, en plus des touristes qui filment à gogo, il y a la foule, en costume traditionnel pour certains (jupes colorées et fichus sur la tête mais talons hauts), pour assister à l'office, dans un cadre impressionnant qu'on a du mal à faire entrer dans l'objectif.  Quand nous continuons la route dans la vallée de l'Izei, nous croisons dans les villages, beaucoup de gens assis sur un banc, dont l'occupation dominicale semble être le spectacle de ce qui passe sur la route. Ce qui nous rappelle ce qui se passait dans les villages de notre enfance. Après un petit tour à Ieud (encore une église et un "musée ethnique" où Marie-Thé commence sa moisson de tissus, puis un dernier regard vers les Maramures, nous entrons dans la région de Bistrita-Nasaud que nous allons juste traverser, sur la route de Targu Mures. Ici, c'est la Transsylvanie, à l'ombre des Carpathes que nous voyons au loin : ce ne sont pas des montagnes très élevées, surtout par ici. La Transsylvanie, c'est dans notre imaginaire le pays de Dracula. De Bistrita, part la route qui va vers la montagne dans laquelle Bram Stocker a situé le chateau de Dracula (vous savez bien : "passé le pont, les fantomes vinrent à sa rencontre..."). Nous n'y sommes pas allés mais nous y avons pensé ! Par contre, ce à quoi nous n'avions pas assez pensé, c'est à notre hébergement à Targu Mures... Conclusion, quand on trouve de quoi dormir après plusieurs échecs, on prend surtout un dimanche soir, alors qu'un festival de musique se déroule dans la ville de surcroit. Sauf que Denis avait oublié de demander le prix ; la pension ciblée était indiquée comme appartenant au niveau de prix moyen. Comme la signilisation routière n'est pas toujours un point fort en Roumanie, nous nous sommes offert un petit détour qui nous couta une heure supplémentaire sur la route : il faut dire aussi qu'il est très difficile de faire demi-tour sur la route : beaucoup de monde qui roule très vite, pas de bas-côté et dans les bourgs, ce qu'on trouve à droite, ce sont des fossés avec des petits passages vers des maisons particulières, le genre de truc à ne pas prendre en catastrophe... Toujours est-il qu'en arrivant à la nuit tombante à Targvu Mures, nous constatons que, si la chambre pour Denis est d'un prix correcte, celle pour nous 2 est de la catégorie luxe, et même si la vie n'est pas chère ici, c'est largement au dessus de nos habitudes ! On prend quand même, malgré les réticences de Marie-Thé, parce que les hommes se voient mal à tourner dans la ville, sans plan, sans adresses pour trouver où dormir. Et finalement, nous n'en sommes pas morts, de cette nuit dans notre petit appartement avec vue imprenable sur la ville et salle de bains avec baignoire en forme de coeur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chez Dracula à Sighisoara&lt;/span&gt; : Et c'est déja lundi matin : nous descendons toujours plus au Sud avec un temps meilleur. Direction : Sighisoara, une ville dominée par une cité fortifiée. Sighisoara est la ville natale de Vlad Tepes, qui a inspiré le personnage de Dracula. A lui, nous devons le culte du pieu : lui ne s'en servait pas pour trucider les vampires, mais pour empaler les méchants (Turcs par exemple) qui avaient des prétentions sur le territoire sous sa juridiction. Selon nos infos, il faisait en sorte que ses victimes soient traversées de l'anus jusqu'à l'épaule, sans qu'aucun organe vital ne soit touché, histoire de se sentir bien souffrir en mourant. Le raffinement est partout ; ceci étant, nous n'avons pas eu envie d'aller visiter le musée de la torture. En quittant Sighisoara, passage par un village "saxon" (Biertan), c'est à dire fortifié par les saxons, venus de l'actuelle Allemagne. Le chateau fortifié domine la région, et il protège une église dont la sacristie conserve une porte fermée par une serrure à 19 cadenas (ça a du être prévu pour amuser le touriste, dès le XVIème siècle...). Ces saxons sont restés jusqu'à l'arrivée des communistes au pouvoir. Juste après Biertan, un village a été ainsi annexé par les roms, à tel point que la route s'y arrête : c'est une piste qui continue, pour rejoindre notre direction.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Dans cette région, au pied des Carpathes que l'on voit au loin, un peu plus escarpées que précédemment, les paysages sont plus communs, c'est à dire plus ressemblant à ceux de "chez nous". Idem pour les cultures et l'élevage, alors que dans les Maramures, nous n'avions vu aucun troupeau, et que la culture semblait réduite à la portion congrue, l'activité agricole semblant se réduire au ramassage quasi manuel du foin pour quelques bestiaux. Notre dernière nuit en Roumanie sera pour Orastie : cette fois, Denis (vous avez remarqué que c'est lui qui travaille pour l'organisation, il faut dire qu'il a quelques arguments entre le Français, l'Anglais, le Hongrois et l'Allemand) est déconcerté au téléphone. La pension visée existe bien, mais son interlocutrice ne parle pas un mot ni d'anglais, ni même de hongrois. Comme la région est une ancienne province hongroise, le nom des villes est indiqué en roumain et en hongrois, et il est fréquent de trouver des gens parlant hongrois. Mais là, rien ! En bricolant, il pense comprendre que c'est bon pour le soir, pour nous 3. Et effectivement, c'est bien OK. Par rapport à la nuit précédente, c'est clair que c'est le standing au dessous, mais qui s'en plaindrait. Il y a juste la salle de bain-toilettes qui remue un peu lorsqu'on y va ; c'est normal puisqu'elle est suspendue au dessus du vide, tenue par des poutres qui n'ont plus toute leur jeunesse, mais enfin, rien ne s'est écroulée pendant qu'on y était. Le soir, petit diner dans un restaurant proche, où la serveuse parle un peu français, et si ! On mange toujours bien, dans ses endroits ; le seul truc un peu lourd, c'est la TV qui diffuse un spectacle de danse et de chants du folklore local. Et ça dure, aussi longtemps que l'attente des plats, c'est dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Via Szeged et Csongrad &lt;/span&gt;: Mardi matin, l'empereur, sa femme et le petit prince (air connu)... reprennnent donc la route vers Budapest. Pas de halte prévue en Roumanie. Nous quittons progressivement les montagnes, au hasard de la circulation roumaine. Encore un petit accident entre un camion et un bus Eurolines : ce n'est que le quatrième en 4 jours, mais il aurait pu y en avoir beaucoup plus... En début d'après-midi, nous nous arrêtons à Szeged, ville importante de la Hongrie du Sud-Est. Ici on voisine avec la Serbie, et la double écriture (serbe + hongroise) est fréquente. Szeged est une jolie ville au bord de la Tisza, on pourrait presque dire : un Budapest en miniature, avec bien moins de monde et plus d'espaces. Une ville où l'eau est encore très présente, à travers le fleuve surveillé par la statue du prince Andrassy qui fut amant de la belle Sissi, qui aimait venir en Hongrie se distraire de la monotonie des palais autrichiens (ce qui fonde l'amour des Hongrois pour elle), à travers les fontaines auprès des édifices municipaux. A retenir : une très belle place centrale devant la cathédrale du coin  "malheureusement" mobilisée aux 3/4 par la scène et les gradins pour une représentation de Turandot, une synagogue que nous n'avons pas pu visiter parce que trop tard. Celle là aussi est grande, elle est affichée comme l'une des plus grandes d'Europe, il doit y avoir de la concurrence dans l'air avec Budapest qui est annoncée comme la plus grande d'Europe, et la 2ème au monde après celle de New York. Décidément, le diable est dans les détails !!! N'empêche que vu de loin, elle avait l'intéressante à voir et surement plus juive dans son architecture que celle de Budapest. Avant de revenir sur Budapest, nous avions prévu de passer par Csongrad. Cette petite ville n'a pas de grands faits d'armes pour elle, si ce n'est d'apparaitre comme un aimable lieu de villégiature au bord de la Tisza. Si nous y passons, c'est pour Léa, amie Bouguenaisienne de Marie-Thé, Hongroise d'origine et née à Csongrad ; Léa a quitté son pays, lors de son mariage avec un Français, dans des conditions difficiles, c'était l'époque du rideau de fer, un peu après 1956, une année de référence pour la Hongrie. Léa garde donc une grande nostalgie de son pays, qui naturellement s'embellit dans le souvenir, d'autant plus qu'elle n'est pas retournée là bas depuis qu'elle en est partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Mercredi, Denis est reparti au travail pour 3 petits jours. Donc c'est l'heure de commencer à préparer le départ. Marie-Thé fait le ménage tandis que je flemmarde en lisant, je l'avoue...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;L'après-midi, visite de l'incontournable cathédrale Saint Etienne (Istvan pour les Hongrois, saint fondateur de la Hongrie).  La vue depuis le haut du dôme est agréable sur Budapest, mais finalement assez écrasée. On ne voit pas le Danube, juste le cœur de la ville où les immeubles se pressent.&lt;/div&gt;  &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Place des héros, et fin de partie&lt;/span&gt; : notre dernière journée arrive. Donc c'est le moment d'explorer vraiment le Grand Marché pour y dénicher les petits souvenirs qui nous rappelleront la chaleur caniculaire de cette ville. Le midi, nous retrouvons Denis pour finaliser l'envoi de quelques kilogrammes de bagages par la Poste (des livres surtout). Il faut dire que nos prétentions à lui ramener des bagages ont été battues en brèche par nos propres bagages et par l'incapacité à acheter des kilos supplémentaires auprès de Wizzair. Ensuite, nous faisons un tour rapide sur la place des Héros, sur le Chateau où est logé le Musée de l'Agriculture. Un simple coup d'oeil aux bains Sechenyi, mais rien qu'une frustation pour Marie-Thé qui aurait aimé en profiter en ce jour de grande chaleur. Sauf qu'il nous manque le plus précieux, le temps...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;En fin d'après-midi, nous retrouvons Denis et les gens qui l'ont accueilli pendant 9 mois pour un pot à l'île Margueritte. C'est un peu plus qu'un pôt, parce que nous y restons jusqu'à la nuit tombée, vers 21h30. Nous sommes impressionnés des marques de sympathie que ces gens témoignent à Denis, jusqu'au big chief (le Directeur du Service du Ministère qui accueillait Denis, qui est venu sur ses congés pour ce pot), et évidemment très fiers de ce qu'on nous dit de lui... C'est là qu'on trinque : du vin blanc du Lac Balaton, du vin rouge d'Eger, et du Coteaux du Layon que nous avons amené mais qui n'est pas très frais ! "Egue Cegedre" (à la vôtre) quoiqu'il en soit... C'est l'heure de partir désormais, bien plus aisément pour nous que pour Denis qui, en 9 mois, s'est fait plein de relations, et qui repart à 0 dans quelques jours, à Perpignan, dans une autre vie. Restent, calmement inoubliables, ces vues de Budapest autour du Danube, la nuit...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6286150967589179808?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6286150967589179808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/petit-tour-en-europe-de-lest.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6286150967589179808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6286150967589179808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/08/petit-tour-en-europe-de-lest.html' title='Petit tour en Europe de l&apos;Est...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-167754869131398194</id><published>2009-06-06T16:06:00.007+02:00</published><updated>2009-08-15T17:09:20.006+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Printemps, fin</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;D’ici, part un bout de chemin        &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Il aboutit à une barrière en bordure d’un champ&lt;br /&gt;Au fond duquel se prélassent à l’ombre&lt;br /&gt;Quelques bestiaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Douceur de l’air, à peine chaude&lt;br /&gt;Caressée par un vent ferme, même pas agressif&lt;br /&gt;Le ciel est clair&lt;br /&gt;D’un unique bleu tendre percé de 2 ou 3 trainées d’avion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le 31 Mai et il n’y a qu’à être là&lt;br /&gt;Qu’à profiter de la simplicité du paysage offert&lt;br /&gt;Suffisamment attentif&lt;br /&gt;A ces presque rien en cascade&lt;br /&gt;Qui façonnent une existence autour de la mienne&lt;br /&gt;Suffisamment pour pouvoir&lt;br /&gt;Se raconter dans quelques semaines :&lt;br /&gt;Le printemps est passé et je l’ai vu&lt;br /&gt;Colorier les arbres, relever les senteurs, adoucir les regards…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps ne passe pas trop vite, non&lt;br /&gt;Les saisons ne sont pas mesquines, non plus&lt;br /&gt;Ce n’est que la précipitation&lt;br /&gt;Que la voracité, que les famines à l’œuvre&lt;br /&gt;Dans l’intérieur de l’agitation quotidienne&lt;br /&gt;Qui nous aveugle et nous prive de l’indolence qui convient&lt;br /&gt;Pour goûter et contempler la quiétude étale de ces jours sans fin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être là, désormais.&lt;br /&gt;Demain, et ses orages, et ses fureurs,&lt;br /&gt;Sera un autre jour&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-167754869131398194?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/167754869131398194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/06/printemps-fin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/167754869131398194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/167754869131398194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/06/printemps-fin.html' title='Printemps, fin'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-138539209138934107</id><published>2009-05-18T22:28:00.001+02:00</published><updated>2009-08-15T17:12:05.439+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>"Politisation",  "action politique contre la ville"</title><content type='html'>De quoi parle donc le maire ? Il est compliqué à comprendre, cet homme. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Si je saisis bien son propos, ce qu'il fait, ce qu'il décide (un exemple au hasard: la suppression d'une subvention qui entraîne ipso facto la fermeture d'un centre socioculturel), c'est apolitique. Par contre, ce qui s'oppose à ses actions, à ses décisions, est politique... Décidément, nous n'en sortons pas, de ce tourment apolitique Sébastiennais, cette posture qui est un leurre dans lequel s'engouffre une majorité de gens, celle surtout préoccupée de sa tranquillité. C'est pourtant un jeu de dupes, à dénoncer sans cesse.&lt;br /&gt;Quand j'essaie de comprendre ce que la majorité municipale met sous ce mot apolitique, j'imagine qu'on range dans le côté politique ce qui est partisan, en opposition frontale, ce qui est recherche de pouvoir pour soi-même ou pour ses idées. À l'inverse, l'apolitisme serait le non partisan, l'entente cordiale et démocratique autour du bien commun. Pour ma part, cet apolitisme là m'intéresserait, à condition qu'il n'escamote pas les convictions ; je me méfie au plus haut point de cette entente cordiale qui, finalement, s'élabore sur la négation des vrais problèmes, sur le refus de prendre en compte les vraies questions de société qui, à l'échelle d'une ville, se ramènent toujours à : où doit-on marquer la limite entre l'intérêt privé et le bien commun, cet intérêt de la communauté si subtil à dire parce qu'il requiert une construction permanente. Donc, dans le principe, pourquoi pas d'un apolitisme du dépassement des idéologies (le capitalisme, le libéralisme, le socialisme, qui ont toutes peu ou trop fait la preuve de leurs insuffisances) qui soit, non pas la négation des différences mais au contraire, la confrontation apaisée et nourricière de celles-ci. Il est tellement vrai que nous sommes lassés des oppositions stériles qui se fondent sur des idées toutes faites, qui trop souvent ne visent guère plus loin que faire gicler celui qui est en place pour prendre son fauteuil.&lt;br /&gt;Pour autant, je ne suis pas certain que le maire veuille d'un apolitisme du dépassement. Je le sens plutôt du côté d'un apolitisme de complaisance : il s'agit de minimiser, voire de nier les différences de vision : je me demande bien comment des gens du M. P. F., du PS, des Verts (puisqu'il paraît qu'il y a tout ça dans son équipe) peuvent travailler ensemble à un projet cohérent qui respecte leurs convictions propres. Si ça marche, c'est soit que les convictions sont factices, soit que les projets sont inconsistants. Ce qui est aisément le cas lorsqu'une équipe municipale se contente de gérer l'existant, ou de n'avancer que des projets consensuels, en particulier qui ne touchent pas au mode de vie des gens, ni à leurs relations, les projets orientés consommations, culturelles ou sportives, par exemple. On est alors dans l'ordre de l'apolitisme mou et sans saveur, bordé par les sourires et la convivialité de façade pour seule idéologie.&lt;br /&gt;L'affaire René Couillaud marque, en ce sens, une rupture. Évidemment, le consensus très mou de l'apolitisme est tenable tant qu'aucune conviction n'a besoin de s'exprimer. Quand vient le jour où des gens n'en peuvent plus du manque de conviction, ça fait du dégat parce que le pouvoir en place ne peut pas supporter qu'on lui tienne tête. Et c'est ce qui s'est passé dans cette affaire.&lt;br /&gt;Les arguties gestionnaires (qui, encore une fois, ne peuvent pas pour autant être passées par pertes et profits) ne sont que des faux-semblants : les thuriféraires du maire, malgré leurs gesticulations, ne pourront pas faire oublier l'essence des faits.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-138539209138934107?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/138539209138934107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/politisation-action-politique-contre-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/138539209138934107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/138539209138934107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/politisation-action-politique-contre-la.html' title='&quot;Politisation&quot;,  &quot;action politique contre la ville&quot;'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-707102373313507108</id><published>2009-05-14T00:04:00.005+02:00</published><updated>2009-08-15T17:13:33.844+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Fini de rire</title><content type='html'>Petite notule en passant, toujours à propos du blog du Maire...&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Aujourd'hui, 3ème commentaire posté en "réponse" à la lettre du même. Ce 3ème commentaire est issu de quelqu'un qui s'appelle "BigJoe44", qui ne se prive pas de faire la morale aux divers contributeurs, ce qui en soi ne me pose pas problème. Ce qui pose problème en revanche, c'est l'obstination du soi-disant modérateur qui ne modère que dans un seul sens, à savoir la louange forcenée du Maire et de ses oeuvres, lequel est alors présenté comme une victime innocente d'accusations très vilaines (pour faire simple!). La posture de victime marche presque à tous les coups : énoncer que le Maire est le bouc émissaire de tous les râleurs de la ville ne suffit pas à faire des faits table rase. Bon, ne revenons pas là dessus, l'histoire est hélas écrite et ré écrite.Non, ce qui est plus intéressant, c'est de réfléchir, exercice difficile s'il en est en matière de choses publiques. Un jour, je reviendrai sur ce respect de l'argent public dont on nous rebat les oreilles, mais ce soir, quelques mots seulement sur la démocratie participative telle que la prône le maire. Qu'est-ce la démocratie sinon le débat ? Or, de débat, il n'y a point sur ce blog, puisque la censure s'y exerce. Vu le peu de contributions, un naïf pourrait croire que tous les habitants approuvent comme un seul homme leur maire, mais c'est normal puisque tout discours contradictoire est nié. La conclusion est vite tirée : la démocratie annoncée par le maire est un leurre.&lt;br /&gt;Et ce n'est pas parce que la masse silencieuse des habitants ne la sait pas, qu'elle a raison dans son ignorance. Il faut, pour ceux qui croient malgré tout aux vertus du débat entre égaux, dénoncer les dérives de ce système - qui ressemble fâcheusement à des pratiques totalitaires hélas - et réclamer encore et toujours le droit à la contradiction.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-707102373313507108?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/707102373313507108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/fini-de-rire.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/707102373313507108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/707102373313507108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/fini-de-rire.html' title='Fini de rire'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-128280802184333512</id><published>2009-05-11T23:15:00.005+02:00</published><updated>2009-08-15T17:14:27.867+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Rions un peu... (jaune)</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p class="western"&gt;Il faut bien l'avouer, la vie démocratique à Saint Sébastien tourne à la franche rigolade. Enfin presque... C'est rigolo tant qu'on ne s'occupe pas, ni des salariés qui vont perdre demain leur emploi devant le Tribunal de Grande Instance pour cause de faillite de l'association socio-culturelle du Centre René Couillaud, ni des bénévoles qui ne pourront plus donner d'eux-même, ni des participants aux activités, plantés au bord de la route.&lt;/p&gt;&lt;p class="western"&gt;Ce qui est rigolo, c'est le blog de M. le Maire et les commentaires. On ne va pas être mesquin et en rajouter une couche sur le précautionneux filtrage qui l'afflige : ce soir, un nouveau post (toujours dans le même sens) en rajoute une couche sur les "faussent rumeurs" véhiculées par les méchants dont je fais sans doute partie. Il me semblait qu'en pareilles circonstances, il eut été de bon ton de jouer piano, de faire dans la mesure, mais non, là "on" y va franco, en balançant à qui mieux mieux. &lt;i&gt;&lt;/i&gt; Ainsi de Jean, qui annonce des charges salariales (dans l'association en question j'imagine) qui passent de 292000 € à 400000 € : Jean a de la chance, il est bien informé. Et comment fait-on pour être aussi bien informé ? Ce serait bien de dire d'où viennent ces chiffres, ce qu'ils recouvrent exactement, juste histoire de vérifier qu'ils sont bien la vérité vraie...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="western"&gt;A travers ça, c'est rigolo de voir comment M. le Maire fait pratiquer la démocratie participative sur son blog : à fond pour ceux qui rament dans le bon sens... Les autres ? Quels autres ? Rigolo, on vous dit... jusqu'au pathétique&lt;/p&gt;&lt;p class="western"&gt;Pendant ce temps là, l'affaire touche à sa fin : à force d'incantations au nom d'un supposé respect de l'argent public, la Mairie est passée en force, contre tous ces gens qui croyaient que ça avait du sens d'être dans ce lieu ensemble pour faire, pour parler, pour partager. La loi du plus fort reste décidément la meilleure, alors pourquoi s'embarrasser de démocratie participative ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-128280802184333512?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/128280802184333512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/rions-un-peu-jaune.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/128280802184333512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/128280802184333512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/rions-un-peu-jaune.html' title='Rions un peu... (jaune)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-1046096583348579361</id><published>2009-05-08T18:32:00.006+02:00</published><updated>2009-08-15T17:15:30.850+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Le Maire de Saint Sébastien nous écrit...</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Monsieur le maire, je suis déçu de votre lettre. Déçu du ton, et au-delà, déçu de la posture prise dans cette affaire, à laquelle votre habileté politique passée ne nous avait pas habitués.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Le ton d'abord&lt;/span&gt; : ce n'est pas une lettre telle que des administrés peuvent en attendre de leur maire, c’est &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un tract partisan et trompeur. D’un maire s'exprimant en tant que tel, j'attends qu'il se positionne au-dessus de la mêlée, qu'il exprime clairement ses orientations (puisque c'est lui qui a été choisi par les électeurs), mais surtout qu'il se tienne à distance des polémiques. Or votre ton se met à copier coller celui de notre cher président de la république dont vous n'ignorez pas que la formule fétiche est « la vérité c'est que... ». Affirmer les choses de manière péremptoire peut pousser les gens à y croire ; pour autant, ça ne fonde en rien leur vérité... Donc, dire que vous énoncez la vérité, dans le récit « exact » des faits me semble aller un peu vite en besogne, en particulier quand les titres orientent (je ne dis pas : manipulent) la compréhension. Ceci dit, personne, en tout cas pas moi, ne vous dénie le droit de donner votre point de vue, mais, entre nous, vous savez bien que ce « rappel chronologique et exact des faits » n'est pas tout à fait aussi objectif qu’il y paraît.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Sur le fond &lt;/span&gt;de l'histoire, tout le monde a bien compris que vous vouliez en finir avec cette association qui vous encombre, pour cause d'indépendance, pour cause de manque d'allégeance. Peut-être même pour plus que cela : résurgence de vieilles rancoeurs contre les « socio cul », gauchistes comme chacun sait, des assistés qui brassent des grandes idées comme la solidarité ou le lien social, choses qui se voient à peine et qui ne se mesurent même pas, pensez donc ! Une rumination qui sent bon la vieille droite réactionnaire (ô pardon, j’oubliais qu'à Saint-Sébastien, on ne fait pas de politique). Donc vous avez décidé d'en finir. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Ceci étant, dans votre argumentaire, plusieurs choses me troublent. La première, c'est qu'il n'est guère question dans votre décision des &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;activités actuelles&lt;/span&gt; de l'association, du Point Air, de ce genre de choses. Il est beaucoup question de problèmes administratifs qu’il me semble tout à fait légitime de régler, mais ce que vivent les gens en participant aux activités du centre n'a pas l’air de peser bien lourd... J'imagine que vous n'avez guère idée de ce qu'ils y vivent et que vous n'avez pas eu l'occasion de partager le désarroi qui  s'est installé parmi eux depuis l'annonce de votre décision... La seconde, c'est le &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;subit revirement &lt;/span&gt;des responsables de l’association socio-culturelle du Centre René Couillaud qui, illuminés par votre clairvoyance ?, comprennent tout à coup qu'ils étaient depuis de trop longues années dans l'erreur. Je trouve cela surprenant, voire suspect, d'autant que, selon mes maigres informations, ce Conseil d'Administration n'a pas été déjugé par l'association. En disant que "l'association reconnait ses erreurs", vous interprétez d'une façon très biaisée le courrier remis : ce que les administrateurs ont reconnu, c'est une erreur de choix dans la stratégie de remise à plat du fonctionnement du Centre, absolument pas des erreurs de gestion. Il semble que ces administrateurs ont cru faire confiance à des gens qu'ils croyaient à leur écoute.  Autre point troublant : votre constant rappel au &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;respect de l'argent public.&lt;/span&gt; Certes, cela flatte le contribuable de lui dire qu'on coupe les vivres aux associations par respect de l'argent public. Encore faudrait-il que ce contribuable soit informé clairement de l'utilisation de cet argent public. Il serait par exemple utile de publier, sur le site Web de la mairie la liste des subventions (en direct et en nature) accordées à toutes les associations. Mais c'est sans doute prendre le risque de quelques émois auprès des contribuables sébastiennais. Non, l'argent public doit servir à faciliter la vie ensemble, et sûrement pas à soutenir des intérêts privés, fussent-ils pleins de bons sentiments. Dans le cas du centre René Couillaud qui, pour moi, fait partie des lieux qui facilitent la vie ensemble ainsi que le perçoit également la CAF qui n’a pas l’habitude de subventionner à la légère, je ne comprends pas votre argument autrement que comme une nouvelle tentative pour attiser l'envie du repli sur soi et la haine de la collectivité qui sommeille peu ou prou en tout contribuable.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La solidarité, c'est ce qui permet à une société de mieux vivre et d'apporter des réponses adaptées à chacune de ses composantes. En matière d'action sociale, nous voulons aussi renforcer les actions d'alphabétisation et d'insertion sociale menées avec les partenaires: point CLE, point AIR du Centre René Couillaud, Joie d'Apprendre, etc...&lt;/span&gt;" (bulletin de la liste Joel Guerriau - 9 Mars 2008, pages 4 et 5). Dont acte.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;(mis à jour le 9 Mai)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-1046096583348579361?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/1046096583348579361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/le-maire-de-saint-sebastien-nous-ecrit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1046096583348579361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/1046096583348579361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/le-maire-de-saint-sebastien-nous-ecrit.html' title='Le Maire de Saint Sébastien nous écrit...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-8067259013009870979</id><published>2009-05-03T17:37:00.006+02:00</published><updated>2009-08-15T17:16:13.792+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ?'/><title type='text'>Ici St Sébastien, l’Europe parle aux Européens…</title><content type='html'>&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Jeudi dernier, soirée sur l’Europe organisée par Cap à Gauche. L’objectif : motiver les électeurs sur cette réalité qui nous surplombe, de manière un peu énigmatique, tant elle est pour beaucoup un repoussoir plus qu’un espoir. Ce que j’en retiens, deux choses :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;La première tient à l’exposé de M. Catala, sur la perspective historique dans laquelle s’inscrivent ces élections. J’ai été une fois encore saisi par le travail du temps dans cette construction européenne, avec la lente élaboration de la citoyenneté européenne, envers et contre les nationalismes et la défense des intérêts catégoriels. A lire l’histoire, on comprend combien l’élection du Parlement Européen prépare l’émergence d’une véritable identité continentale. Parce que cette construction est une œuvre commune et partagée, il lui faut du temps pour rapprocher les points de vue et dégager des positions de compromis. A cause de cette nécessaire maturation qui repose sur l’envie d’une élaboration collective (qui est éternellement fascinante), je redis mon écoeurement face au non au traité constitutionnel, un non porté par ceux qui refusaient cette marche commune.Il faut bien dire qu’à l’époque, les politiciens définitivement isolés des réalités ordinaires n’ont pas compris les peurs qui se sont exprimés à travers ce vote. Surtout, il leur avait manqué l’envie de porter l’Europe comme un espoir de paix durable et de sécurité pour l’ensemble de ses membres. A partir de là, Besancenot et consorts ont beau jeu de réclamer que, du passé, nous fassions table rase pour construire un monde neuf. Une promesse toujours un peu suspecte, n’oublions pas la Chine, ni le Cambodge, ni tous ces pays où l’on prétend faire le bonheur des hommes par la force et la contrainte.&lt;br /&gt;Le second point qui m’en reste, c’est la question que je n’ai pas posée : aux 5 partis présents, dont les discours étaient pour le moins convenus, ce qui déçoit forcément, j’aurais aimé demandé : « Après Vilvoorde et Jospin avouant « l’Etat ne peut pas tout », avec la crise qui confronte Sarkozy à l’impuissance à relancer la machine économique, quel pouvoir politique – français ? européen ? – peut prétendre agir sur le cours des événements ? ». Le silence sur cette question est inquiétant : on continue à faire comme si rien ne s’était passé, et qu’il suffisait de déclamer des imprécations pour changer la vie… En ce sens, les partis politiques sont hors du coup depuis longtemps, et l’abstention, le vote protestataire n’expriment rien d’autre que le constat de ce hors-jeu. C’est dire que la question politique, celle de la construction de la vie ensemble dans un monde globalisé mais surtout d’une complexité qui échappe à tous (à tous ! c’est là la véritable angoisse à surmonter), est toujours, plus que jamais d’actualité. Vue la pauvreté de la plupart des discours qui peinent à envisager un monde autre que clivé entre méchants et gentils, on a quelques soucis à se faire…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-8067259013009870979?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/8067259013009870979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/ici-st-sebastien-leurope-parle-aux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8067259013009870979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8067259013009870979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/05/ici-st-sebastien-leurope-parle-aux.html' title='Ici St Sébastien, l’Europe parle aux Européens…'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-2760465908300781995</id><published>2009-04-28T22:49:00.000+02:00</published><updated>2009-04-28T22:55:03.206+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Vu à Saint Sébastien...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Z6Gw2wvQEuY/SfdsWb_wrEI/AAAAAAAAAAM/dUNk64RtCSg/s1600-h/Coatching.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 56px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Z6Gw2wvQEuY/SfdsWb_wrEI/AAAAAAAAAAM/dUNk64RtCSg/s320/Coatching.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329847816744381506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En vous baladant dans les rues de notre bonne ville, vous verrez peut-être cette annonce dont je ne dénoncerai pas la localisation... C'est un coup (un coût ? un cou ?) pour se prendre une veste, dommage quand on veut coacher son prochain !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-2760465908300781995?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/2760465908300781995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/vu-saint-sebastien.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2760465908300781995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2760465908300781995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/vu-saint-sebastien.html' title='Vu à Saint Sébastien...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Z6Gw2wvQEuY/SfdsWb_wrEI/AAAAAAAAAAM/dUNk64RtCSg/s72-c/Coatching.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-8332066426596500176</id><published>2009-04-26T23:56:00.000+02:00</published><updated>2009-04-27T00:03:59.980+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Dénoncer l'allégeance</title><content type='html'>Bernard, l’autre soir, a avancé ce joli mot un peu désuet – allégeance - pour exprimer ce qui se joue dans les relations entre le Maire  et les associations à Saint Sébastien. C’est le mot vraiment juste pour dire (comme le petit Robert) « l’obligation de fidélité et d’obéissance » que cherche à instituer le Maire avec ses administrés. C’est sûrement moins explicite, moins imagé, moins percutant que l’apostrophe de « sécateur maire » (référence au taillage des subventions), mais à mon avis, il y a dans ce mot toute la finesse et la subtilité d’un comportement que nous avons à dénoncer. &lt;br /&gt;Si je ne suis pas « encarté » dans un parti, c’est que je reste hésitant sur la pertinence du discours politique et des programmes, en particulier lorsqu’ils ne décollent pas d’une opposition frontale basée sur une vision caricaturale d’un monde en noir et blanc, avec d’un côté les méchants et de l’autre les gentils. En ce sens, je pourrais être d’accord avec Joel Guerriau quand il prétend qu’il y a d’abord le parti de Saint Sébastien, qui se bat pour sa ville au dela des clivages gauche-droite. On sait bien que bon nombre de sujets de la vie municipale échappent à ce clivage, parce qu’ils relèvent du bon sens commun, même s’il ne faut pas aller trop vite en besogne. L’action collective, c’est son propre, dessine, forme la vie collective, et même l’implantation d’un rond point, problème technique s’il en est, peut devenir un enjeu de la vie entre les gens…&lt;br /&gt;Sauf que je n’adhère pas à son discours… Je n’y adhère pas parce je crois qu’on construit la vie collective avec un projet, une vision. Par exemple, on peut gérer une ville pour que la tranquillité y règne, pour que chacun soit tranquille chez soi à regarder la TV… On peut la gérer pour qu’il y ait des relations entre les gens. On peut gérer une ville, de sorte qu’elle compense les inégalités d’origine ou de revenus. Quant à notre maire actuel, je ne suis pas certain qu’il ait une vision pour la ville. Je crois plutôt que ce qui l’intéresse, c’est ce que les projets pour la ville lui rapporteront, en termes de notoriété notamment. &lt;br /&gt;Je n’y adhère pas non plus, parce que je ne me reconnais pas dans sa posture : les sourires, les poignées de main, ça a sans doute beaucoup de succès avec  les personnes âgées, mais pas avec moi. Je ne me reconnais dans cette politique de connivence qui, justement, appelle l’allégeance. Inviter un responsable à déjeuner pour traiter des dossiers importants, ce n’est pas sérieux. C’est faire croire qu’on est ou qu’on peut être copain avant d’être en conflit. La connivence, c’est faire ami-ami, c’est flatter l’habitant lambda pour le mettre dans sa poche : être « l’ami(e) » du Maire, le tutoyer, l’appeler Joel, n’est ce pas l’antichambre de la notabilité ? Allégeance, que ce mot là sonne juste. &lt;br /&gt;Je n’y adhère pas encore, parce que je crains les conséquences de ces pratiques quand elles s’installent dans l’espace collectif. Ainsi des associations : on sent s’installer le clientélisme, la différenciation entre les bonnes associations, les associations amies de la Mairie et les autres. Il nous serait utile de savoir comment sont distribuées les subventions, à qui et à quoi elles servent réellement… &lt;br /&gt;Dans la politique qui s’exprime à travers ces manières de faire, bien plus qu’à travers des discours, le Maire se bâtit une stature de notable. Saint Sébastien devient sa ville, les sébastiennais ses sujets. Avec l’affaire René-Couillaud, il a cru qu’il était parvenu au point où il avait les mains libres et qu’il pouvait faire « selon son bon plaisir ». Eh bien, non. Nous ne lui couperons pas la tête certes non, mais, certes oui, nous lui tiendrons tête pour qu’il comprenne que Saint Sébastien n’est pas sa ville, mais celle de tous les habitants, y compris ceux qui ne pensent pas comme lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-8332066426596500176?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/8332066426596500176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/denoncer-lallegeance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8332066426596500176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8332066426596500176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/denoncer-lallegeance.html' title='Dénoncer l&apos;allégeance'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-4022953846501050016</id><published>2009-04-21T23:49:00.000+02:00</published><updated>2009-04-21T23:54:42.796+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Démocratie locale (encore)</title><content type='html'>En Février, j'ai déposé un post sur le forum disponible sur le site de la Mairie. Il est vrai que ce message parlait de la vie à Saint Séb, mais pas des crottes de chiens ni du ramassage des poubelles. Eh bien, devinerez-vous, mon message n'a jamais été publié, incroyable, non ?&lt;br /&gt;Pourtant, le site dit : "lorsqu’un message n’est pas publié, le modérateur en informe l’auteur si celui-ci a pris le soin d’indiquer son adresse mail"...&lt;br /&gt;Tant pis pour moi ! Si quelqu'un est intéressé pour savoir de quoi il était question, le message en question est disponible sur http://cap-a-gauche.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-4022953846501050016?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/4022953846501050016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/democratie-locale-encore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4022953846501050016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4022953846501050016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/democratie-locale-encore.html' title='Démocratie locale (encore)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-4760146687124532129</id><published>2009-04-20T11:25:00.000+02:00</published><updated>2009-04-21T23:55:34.881+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Centre René Couillaud, la fin (suite...)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Après la gestion très piteuse du Conseil Municipal Jeunes fin 2008, après la gestion hasardeuse des salles aux associations, voici la calamiteuse gestion du Centre René Couillaud. Les faits sont désormais connus de tous. Un nouveau paysage se dessine : d’un côté l’équipe municipale et sa politique de la terre brûlée (« advienne que pourra ! » selon Yves Aumon), de l’autre les salariés, les administrateurs, les bénévoles qui dénoncent cette politique. D’un côté la Mairie, ses objectifs comptables et sa suspicion à l’égard de la liberté de penser et d’agir autrement qu’elle ; de l’autre,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les usagers forcément victimes parce qu’abandonnés au milieu du chemin.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;En position d’observateurs extérieurs mais néanmoins électeurs, nous sébastiennais sommes amenés à prendre position, en particulier pour « aider » à trancher ce clivage qui, s’il reste en l’état, ne fera que des malheureux ruminant une rancœur qui risque de durer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;De ce que j’en perçois, la Mairie reproche des approximations de gestion et des demandes élevées de subvention au Centre René Couillaud, et notamment à sa direction qui – parait-il – ne fait pas mystère de ses opinions de gauche (ça, c’est vraiment un très très mauvais point à Saint Sébastien, haut lieu de l’apolitisme),. Au vu des informations récoltées de ci de là, il apparaît qu’il doit effectivement y avoir des boulons à resserrer dans la manière de manager le Centre. Si des manquements, voire des erreurs de gestion étaient avérées, il faudrait les rectifier, fut-ce en changeant les personnes en responsabilité, si elles ne sont pas, sur ce point, à la hauteur de la tâche. Pour ma part, j’estime que les administrateurs qui sont aussi citoyens et responsables que les élus (ce qu’ils sont eux aussi, d’ailleurs) sont tout à fait en mesure de prendre les dispositions nécessaires en l’espèce. Si ça n’a pas été le cas, c’est que, peut-être, les reproches faits à la gestion du Centre sont disproportionnés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Quant au montant de la subvention demandée, on apprend ce samedi qu’elle se justifie par un projet dont on peut penser qu’il a été réfléchi et argumenté. Si la Mairie estime que le &lt;span class="CachCar"&gt;dit&lt;/span&gt; projet va au-delà de ce qu’elle souhaite, ou de ce qu’elle peut financer, qui lui reprochera&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;d’exercer son pouvoir, en n’accordant pas toute la subvention demandée ? On pourra contester les choix faits au fil du temps, mais ce sera l’enjeu des prochaines élections. Donc sur ce point encore, la suppression pure et simple de la subvention n’est pas une réponse recevable au projet du centre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ces deux éléments alimentent donc l’hypothèse que cette affaire sent le règlement de compte entre la Mairie et le Centre René Couillaud. La difficulté à établir le dialogue entre les 2 parties confirme qu’on a quitté le champ du débat citoyen ; la Mairie fait en l’espèce preuve d’un inquiétant autoritarisme, qui, depuis un an, s’affiche ouvertement, en particulier à l’endroit de tout ce qui s’annonce à gauche.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;S’il était besoin, voilà un nouveau caillou qui vient polluer le jardin apolitique cher à notre maire. On peut craindre que, derrière ce qui se révèle être, non pas une erreur d’appréciation, mais une réelle faute politique, s’annoncent des temps difficiles pour la ville. En fermant le Centre René Couillaud, la Mairie tire un trait sur un symbole, celui de la culture comme vecteur de lien social. On dira que certaines activités pourraient continuer, oui, mais un tel lieu a besoin de personnes pour l’animer, le faire vivre, pas seulement de prestataires de services, fussent ils culturels. C’est la différence entre un lieu de consommation, et un lieu où l’on vient pour rencontrer la culture, ce qu’est en principe un centre socio-culturel.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;En supprimant ainsi ce qui gêne, on nous prépare une cité vraiment dortoir où il fera peut-être bon dormir mais rien d’autre : plus de lieux pour se rencontrer et s’ouvrir à des activités nouvelles, mais seulement « consommer et dormir » !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-4760146687124532129?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/4760146687124532129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/centre-rene-couillaud-suite.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4760146687124532129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/4760146687124532129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/centre-rene-couillaud-suite.html' title='Centre René Couillaud, la fin (suite...)'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-5843713821346793925</id><published>2009-04-16T23:17:00.000+02:00</published><updated>2009-04-16T23:30:56.459+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>René Couillaud - la fin...</title><content type='html'>On a donc appris hier soir que la Mairie ne subventionnait plus le Centre René Couillaud. On ne va pas se ruer sur les barricades, on va attendre d'en savoir un peu plus pour ne pas se lancer tête baissée en se faisant manipuler par des fausses informations, mais il y a de quoi pousser un peu plus loin les interrogations majuscules sur les dérives de l'équipe municipale...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-5843713821346793925?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/5843713821346793925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/rene-couillaud-la-fin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/5843713821346793925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/5843713821346793925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/rene-couillaud-la-fin.html' title='René Couillaud - la fin...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6424910809748131086</id><published>2009-04-16T22:56:00.000+02:00</published><updated>2009-04-16T23:13:53.975+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyager'/><title type='text'>Dans l'histoire...</title><content type='html'>Quelques jours passés en Normandie font inévitablement plonger dans l'Histoire, avec le grand H qui va de soi : histoire médiévale avec Guillaume le Conquérant autour de Caen et Bayeux, histoire religieuse avec Thérèse de Lisieux, histoire de la dernière guerre surtout avec les plages du débarquement et le Mémorial à Caen. C'est dire combien le temps passé pèse sur les épaules dans cette région-là.&lt;div&gt;Ce qu'il m'en reste, outre le temps maussade qui baigna nos journées, c'est cette interrogation permanente que renvoient sans ménagement de tels lieux : et toi, dans ces circonstances-là, qu'aurais-tu fait ? Facile de s'imaginer héros, résistant, du bon côté de la barrière, quand tout est fini et heureusement conclu, pour notre avantage... Or, dans le vif de la vie, discerner est un geste autrement plus délicat que rêver à un élogieux destin. Je pense surtout à tous ces (jeunes) gens, partis se faire massacrer pour que d'autres puissent vivre libres, je pense à ces peurs, à ces colères contre tous ceux qui sont à l'abri, à cet aveuglement dans lequel il faut sans doute s'enfermer pour avancer encore dans des circonstances aussi extrêmes, tout ça comme des pions jetés sur le tapis d'un gigantesque pari, par quelques dirigeants, reconnus aujourd'hui comme éclairés, mais s'ils avaient échoués ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je reste impressionné par l'intensité du courage qu'il a fallu à tous ces hommes ; à ceux qui, responsables, ont dû choisir le combat, les pertes humaines en nombre pour abattre les barbares ; à ceux qui avaient pour mission d'avancer jusqu'à en mourir pur grapiller des mètres de terre ; à ceux qui ont cru quand tout était contraire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aujourd'hui, naturellement, les périls sont autres : entre l'indifférence confortable ("tout ne va pas si mal") et l'agitation tout azimuth (en proie aux milliards d'urgences proches et lointaines), pas si évident d'entendre l'appel, de discerner la limite entre l'acceptable et l'inacceptable, pas évident d'entendre la voie intérieure qui trace l'exigence entre la surdité et la résistance aux manipulations de toutes sortes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6424910809748131086?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6424910809748131086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/dans-lhistoire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6424910809748131086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6424910809748131086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/dans-lhistoire.html' title='Dans l&apos;histoire...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-8519645801379416098</id><published>2009-04-14T23:41:00.000+02:00</published><updated>2009-04-14T23:43:25.592+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agir ici ?'/><title type='text'>Liberté-té d'expression-sion</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Depuis longtemps (depuis toujours ?), je m’intéresse à la chose publique. C’est voir, au-delà de ma petite existence, les autres qui avancent, qui cherchent, c’est m’intéresser à eux ; à travers eux, c’est voir la vie collective, plus loin encore l’histoire, en train de se faire. Sous les faits, sous les actes, des valeurs se révèlent ; certaines me tiennent à cœur, certaines parfois progressent, reculent Au-delà de ma propre existence,. Dans l’agitation du monde, je déambule, spectateur certainement, mais pas seulement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Depuis longtemps (depuis toujours ?), j’ai envie de participer à cette vie collective qui engage le moindre geste, le moindre échange, cette vie ensemble qui inévitablement m’engage. Depuis longtemps, je suis habité par le mot de Kennedy : « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». Participer pour être partie prenante d’un autre univers que le mien, plus grand, plus riche, plus prometteur, le corps social, et à travers lui, ouvrir ma sphère privée, pour ne pas y étouffer. Participer encore pour faire vivre et grandir les valeurs auxquelles je crois.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Au quotidien, cette envie se concrétise par la rencontre libre, gratuite et non contrainte de mes concitoyens pour vivre des débats contradictoires qui s’inscriront dans la construction collective de notre espace commun. Au nom de la démocratie, je ne revendique finalement rien d’autre, pour moi, pour tous, sans distinction d’opinion, d’âge, de condition.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;A cause de cela, je ne me retrouve pas dans la ligne tracée par le Maire de Saint Sébastien, dont le maître mot – l’apolitisme – finit par révulser. Les événements récents ici mettent en lumière le paradoxe&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;de ce discours, en particulier un des derniers en date, à savoir l’affaire des salles pour Cap à Gauche, où je suis adhérent à cause de ce penchant (est-il donc si subversif ?) pour la chose publique…&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Avec le refus réitéré d'accorder à Cap à Gauche le même&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;statut qu'à n'importe quelle association, le Maire attise 2 contradictions qui nourrissent le paradoxe.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Première contradiction : au nom de l'apolitisme, il stigmatise, il exacerbe le sentiment politique en repoussant à gauche Cap à Gauche, donc de fait il force l'association à se ranger du côté des partis de gauche. Du même coup, il se positionne très clairement à droite, et même du côté de cette droite archaïque, arc-boutée, au seul nom de l'idéologie, contre tout ce qui est « de gauche ». Donc moi, non encarté et fier de l'être, je n'ai plus comme espace d'expression en dehors de la zone d'influence du maire, que les partis politiques, qui ne m'intéressent pourtant pas...&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Deuxième contradiction : la démocratie ouverte à tous se révèle de fait inaccessible à ceux qui n'ont pas les moyens de payer pour disposer d'une salle collective. L'espace public est ouvert tant qu'il est dans la lignée voulue par la mairie. Dès qu'il dérange, il faut, soit payer, soit se restreindre à une sphère privée...&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Qu'est-ce qui, dans Cap à Gauche, fait si peur au maire ? La dénonciation des promesses non tenues ou mal tenues ? Ça fait pourtant partie du jeu politique, non ? &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Les attaques personnelles ? Non, pour ma part, les personnes en poste ne me concernent pas ; par contre, leurs actes, c'est à dire la politique qu'elles suivent et la manière dont elles la mènent, oui puisque j'en suis le bénéficiaire ou la victime directe !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;En sommes-nous arrivés à ce stade où le maire ne fait plus de distinction entre sa personne, les actions de la municipalité et la ville même ? Ce moment où interroger l'un, c'est forcément mettre en cause les 3 ? Ce discours de l'amalgame est le propre des notables qui embarquent, qui veulent embarquer dans leur sillage tous les habitants comme autant de proies de la vindicte gauchiste !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-8519645801379416098?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/8519645801379416098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/liberte-te-dexpression-sion.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8519645801379416098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/8519645801379416098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/liberte-te-dexpression-sion.html' title='Liberté-té d&apos;expression-sion'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-2383529255023380605</id><published>2009-04-10T12:14:00.000+02:00</published><updated>2009-04-16T09:43:16.223+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Apprendre ?'/><title type='text'>Un diplôme, à quoi ça sert ?</title><content type='html'>Ce qui est fabuleux dans la vie qu'on vit, c'est que chaque jour, on a l'occasion d'en apprendre un peu plus sur soi, sur ses congénères. C'est ainsi qu'hier, j'en ai appris un peu plus sur les motivations qu'on peut avoir à se former.&lt;br /&gt;Bêtement, je croyais qu'on se formait pour apprendre des connaissances, ou un métier, voir même pour se pousser plus loin. Hier, j'ai rencontré FN (initiales légèrement modifiées), une jeune femme qui a suivi une formation d'ingénieur par apprentissage, dont j'ai la responsabilité. Elle venait me déverser sa colère de ne pas avoir eu de mention avec son diplôme. La mention est une gratification accordée parcimonieusement à des gens dont "on" estime que leur parcours (scolaire, en entreprise) mérite d'être souligné. Dans le cas de FN, qui cumulait de très bons résultats à la fois à l'école et en entreprise (1ère partout ou presque), il est incompréhensible qu'on lui refuse cette mention. Les explications : c'est vrai que cette attribution se fait plus au feeling que sur des critères chiffrés, de là à penser que c'est fait à la gueule du client, il y a un pas minuscule que beaucoup franchiront le coeur léger. Souvent, ce qui manque, c'est du sérieux, de l'humilité, de la modestie, ou ce qui est en trop, c'est de la suffisance, de la froideur dont l'antithèse pour certains ne peut être que "sourir niaisement"... Mais peu importe.&lt;br /&gt;Ce qui est plus important par contre, c'est que j'ai compris ce qui lui tenait tant à coeur derrière cette mention, c'était le besoin d'être distinguée des autres. J'ai senti (mais j'exagère surement) qu'il y avait en elle une exigence de ne pas faire partie de la masse (la plèbe), de s'en extraire à tout prix. Je n'avais jamais réalisé à ce point combien ce besoin de trouver dans le diplôme et ses attributs une marque de distinction sociale (plus que de reconnaissance stricte) était fort.&lt;br /&gt;Comme quoi les ressorts humains sont toujours plus basiques qu'on ne le pense.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-2383529255023380605?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/2383529255023380605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/un-diplome-quoi-ca-sert.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2383529255023380605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/2383529255023380605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/un-diplome-quoi-ca-sert.html' title='Un diplôme, à quoi ça sert ?'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6490229394204865336</id><published>2009-04-10T00:05:00.000+02:00</published><updated>2009-04-10T00:12:52.216+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Liberté, liberté chérie...</title><content type='html'>Alaa El Aswani, vous connaissez forcément puisque c'est l'auteur de "L'immeuble Yacoubian", le livre, pas le film qui, parait-il, est assez moyen alors que je me permettrai de vous recommander le livre...&lt;div&gt;Il y a quelques jours, à la radio, il parlait de la liberté d'expression en Egypte ou ici en France. Il a eu ce mot cruel : "il ne faut pas confondre liberté d'expression et liberté de bavardage..." A bon entendeur, salut !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6490229394204865336?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6490229394204865336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/liberte-liberte-cherie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6490229394204865336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6490229394204865336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/liberte-liberte-cherie.html' title='Liberté, liberté chérie...'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-466631568195221994.post-6054278346952974401</id><published>2009-04-09T23:03:00.000+02:00</published><updated>2009-04-10T14:39:32.765+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bavarder'/><title type='text'>Histoire de noms</title><content type='html'>Voyagessence, c'est bizarre, non ?&lt;div&gt;C'est à la fois : du voyage et du sens, des voyages et des sens, donc des sensations, du voyage et de l'essence, au prix où est le gas oil aujourd'hui, faut vraiment en profiter ! du voyage qui n'en finit pas de se dissoudre dans l'éther comme la lactescence nous faisait croire à l'infinie blancheur du ciel. Bref rien de bien sérieux, si ce n'est l'envie de griffonner des mots qui voyagent paresseusement dans l'air du temps sur toutes sortes de sujet, comme :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;tout et rien, libellé Bavarder&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la politique en général, libellé Agir ? (noter le ?, à la fois dubitatif et ouvert)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la politique en particulier, par exemple tout près de moi, libellé AgirIci ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les arts, libellé Lire-Voir-Ecouter&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la formation, ma marotte professionnelle, libellé Apprendre&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le regard porté sur l'ailleurs, forcément libellé Voyager&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;et puis peut-être d'autres plus tard... Ou même rien du tout, vas savoir !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/466631568195221994-6054278346952974401?l=voyagessence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voyagessence.blogspot.com/feeds/6054278346952974401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/histoire-de-noms.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6054278346952974401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/466631568195221994/posts/default/6054278346952974401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voyagessence.blogspot.com/2009/04/histoire-de-noms.html' title='Histoire de noms'/><author><name>Rémy Gourdon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09826310562427908706</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
